Cécilia et Tim nous décrivent leurs volontariats en Argentine (1/2)

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Faire du volontariat en Argentine

À respectivement 25 et 28 ans, Cécilia et Timothée réalisent leur rêve de gosse : voyager sur du long-terme. Il y a environ neuf mois, ils quittaient leurs CDI, la vie parisienne et obtenaient le permis vacances travail en Argentine. Désormais sur la route, ils avancent au gré des envies, découvrent des paysages somptueux tout en faisant de belles rencontres. Dans ce premier entretien, ils nous parlent de volontariat en Argentine.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le programme vacances travail ?

Tout d’abord, le PVT semblait être une bonne solution pour cadrer notre voyage. Ensuite, nous y voyons un réel avantage de ne pas avoir à traverser les frontières tous les 3 mois, surtout lorsqu’on souhaite découvrir un pays aussi grand. Enfin, l’idée d’avoir la possibilité de travailler nous plaisait. Cela nous permettrait, pourquoi pas, de mettre un peu d’argent de côté pour la suite du voyage. Pour l’instant, on n’a pas profité du côté « travail » du PVT, mais il nous reste encore quelques mois, alors qui sait ?

Pourquoi avez-vous fait le choix de l’Argentine ?

On voulait tous les deux découvrir l’Amérique du Sud avant que l’on se rencontre et il fallait bien commencer quelque part. On a alors regardé les différents pays qui offraient la possibilité du PVT. L’Argentine étant un pays immense. On a pensé que ce serait sûrement une bonne idée d’y rester un bon moment. On a ensuite tapé « Argentine paysages » sur un moteur de recherche et le déclic s’est fait immédiatement.

Vous êtes restés très peu de temps à Buenos Aires. Pourquoi ?

On ne voulait pas quitter Paris pour rejoindre une capitale, à nos yeux, gigantesque. De ce fait, nous avons préféré ne pas nous attarder à Buenos Aires. Nous sommes restés une petite semaine et nous avons eu un rapide aperçu de plusieurs sites touristiques de la ville.

Ce qui nous a le plus frappés au premier coup d’œil, c’est que l’on ne se sentait pas vraiment dans un pays d’Amérique du Sud. L’architecture de certains quartiers de la ville nous ont rappelé Paris.

jardin botanique a Buenos Aires

Le Jardin botanique de Buenos Aires ©Faim de Voyages

Ce qui nous a le plus plu, l’amabilité des habitants, les dizaines de chiens se promenant avec leurs pet-sitters, ou encore l’odeur de l’asado (barbecue argentin) en se baladant le dimanche.

Ce qui nous a le moins plu, c’est la conduite très dangereuse des Porteños, esquiver les crottes de chien (ah ah), et visiter le quartier de la Boca. Bref, on y retrouve les inconvénients de la plupart des grandes villes.

Néanmoins, Buenos Aires reste un moment fort de notre voyage où nous y avons fait plein de découvertes. Nous avons partagé notre premier maté, goûté aux fameuses empanadas, mis à l’épreuve nos faibles notions en espagnol, Cécilia a pu tester une dizaine de facturas (viennoiseries argentines) différentes…

bar a buenos aires

L’un des bars les plus iconiques de Palermo Viejo ©Faim de Voyages

Comment voyagez-vous en règle générale ?

Nous n’envisagions pas de voyager sans essayer de nous intégrer et d’en savoir plus sur les pays que nous visitions. Le volontariat offre cette possibilité et pour l’instant, c’est une réussite. Nous adorons cette période d’échanges, nous sommes à chaque fois excités à l’idée de connaître de nouvelles personnes, de partager des moments ensemble et d’en apprendre un peu plus sur leurs univers respectifs. Bref, on découvre, on profite et on prend goût à la liberté.

Racontez-nous vos différentes expériences de volontariat en Argentine…

Nous avons réalisé quatre volontariats en Argentine. Chacun d’entre eux était dans un environnement bien distinct.

Le premier dans une réserve naturelle de la jungle, dans la province de Misiones à 100km des chutes d’Iguaçu. L’objectif était la reforestation des plantes natives et la maintenance globale de la réserve. Cette expérience nous a permis de nous confronter au système du volontariat et nous a confortés dans le choix d’alterner voyage et volontariat. Nous avons adoré ça !

 volontariat dans la réserve Yvytu

Volontariat dans la réserve Yvytu ©Faim de Voyages

Le volontariat nous laisse le temps de profiter d’incroyables paysages, cela a été également le cas dans la Quebrada de Humahuaca. Il s’agissait d’un volontariat où nous avons consacré une grande partie de notre temps au problème majeur de la saison hivernale : la sécheresse. Nous aidions à préparer les canaux pour le passage de l’eau jusqu’au cœur du village.

Visiter la Quebrada de Humahuaca

La Quebrada de Humahuaca ©Faim de Voyages

Le volontariat, c’est aussi le moment pour nous d’apercevoir le quotidien et les problématiques d’une région. Cela s’applique à travers les tâches que nous réalisons, mais aussi lors de nos discussions avec nos hôtes. Enfin, avant notre départ, nous étions envieux de connaître et d’en apprendre plus au sujet de différents modes d’agricultures sains. Nous y sommes arrivés grâce à deux volontariats. L’un étant axé permaculture et l’autre viniculture biologique. Nous essayons de varier nos expériences de volontariat. Le but étant aussi pour nous, d’acquérir si possible de nouveaux savoir-faire et de nouvelles connaissances.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

Au-delà des activités que nous réalisons, le facteur « humain » reste un élément décisif de notre expérience. C’est grâce à cet élément que nous pouvons dire qu’il s’agissait d’un volontariat au TOP ! À Juella, nous sommes partis le cœur serré en quittant Osvaldo, un type drôle et très attachant. On dit au revoir à Luis à Mendoza, et son incroyable humour avec une accolade et la larme à l’œil. La rencontre de deux volontaires chiliens à Cordoba a créé une belle amitié. Ils nous ont fait partager leur passion pour les oiseaux et nous restons en contact. Les échanges, la bonne humeur, la convivialité, le partage, et se sentir intégré au sein d’une famille sont des souvenirs inoubliables de notre voyage.

Volontariat à Cordoba et à Mendoza

Avec les amis chiliens ©Faim de Voyages

Vous avez même travaillé au Paraguay, une destination boudée par les touristes. Avez-vous apprécié ?

À vrai dire, nous y avons passé deux semaines et seulement dans le cadre d’un volontariat. Nous nous trouvions dans une région avec très peu de relief, des terres cultivées (sojas et betteraves pour nourrir le bétail entre autres) et peu de végétation. Il s’agissait d’une zone pas forcément très attirante en termes de paysages.

Par contre, lorsque nous nous sommes approchés de la frontière au niveau de la ville de Pilar, nous avons découvert toute autre chose. On trouve des zones marécageuses avec des palmiers un peu partout et on s’est dit que ça aurait pu être sympa de visiter le coin. Cela ressemblait aux paysages que l’on retrouve dans la zone de Corrientes côté Argentin. On retrouve également des Misiones (ensemble d’espaces de vie développés par les jésuites) les mieux conservées d’Amérique du Sud.

C’est d’ailleurs davantage l’aspect culturel que nous avons le plus apprécié dans ce pays. La langue guarani, ses traditions, et ses légendes sont encore ancrées dans une bonne partie de la population. Nous avons d’ailleurs eu l’opportunité d’assister à la lecture du deuxième livre écrit en guarani par son auteur (avec traduction évidemment).


Faim de voyages

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Cécilia et Tim nous racontent la cuisine argentine (2/2)

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Un commentaire

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