Interview de JB nomade et crêpier en Australie !

Australie Jobs2 commentaires sur Interview de JB nomade et crêpier en Australie !

Interview de JB nomade et crêpier en Australie !

JB et son stand de crêpe sur les marchés australienVoici un job original en Australie ! Quand on vous dit que tout est possible en Australie c’est vrai ! Voici l’exemple de JB qui a sillonné les routes d’Australie en van et en vendant des crêpes ! Il a bien voulu relater son expérience avec nous ! En tout cas, bravo pour l’initiative 😉 !

1/ Qui es-tu ? Peux-tu te présenter rapidement ?

Jean-Baptiste, 30 ans, ingénieur en informatique. J’ai quitté mon job et vendu mon appartement sur la côte d’azur l’année dernière pour profiter de ma dernière année en WHV. Je suis arrivé en Australie à Byron Bay en septembre 2014 ne sachant pas trop pourquoi et surtout que faire. Un ami était en Wwoofing chez un belge donc je l’ai rejoint et il s’est avéré que ce monsieur travaillait sur les marchés et vendait des mousses au chocolat belge. Il m’a emmené quelques fois avec lui et l’idée de lancer une entreprise similaire avec un produit français a commencé à germer.

IMG_4435

2/ D’où t’es venue la bonne idée de JB’s french crêpes ?

Je ne me voyais pas faire comme tout le monde, bosser dans un restaurant en ville ou faire du fruit picking, je voulais vivre au contact des australiens tout en gardant mon indépendance. Après quelques jours de réflexion je me suis dit que j’allais tenter les crêpes. Très français, facile à faire et surtout un investissement très faible. J’ai acheté mon van, commencé à faire un peu ma liste pour tout le matériel nécessaire et surtout je me suis penché sur les questions légales. J’ai dû passer un certificat d’hygiène, me prendre une assurance et commencer à prospecter les marchés des alentours pour ma première expérience. N’étant pas un pro de la crêpe j’ai pas mal pratiqué pour les potes au début.

Le crêpe préférée des Australien ? La citron sucre !
Le crêpe préférée des Australien ? La citron sucre !

3/ Dans quelle ville as-tu déjà voyagé en Australie ?

J’ai commencé à Byron bay, je suis passé à Brisbane, Dubbo, Young, Sydney, Canberra, Shepparton, Euroa (mon premier vrai marché), Melbourne, les vignobles d’Adelaide, Perth et Exmouth.

J’ai vendu des crêpes à Euroa, McLaren Vale et Mount barker (Victoria et South Australia).

4/ Est-il facile de lier vie nomade et de crêpier en Australie ?

C’est très difficile, le stand de crêpes nécessite une certaine organisation, il faut réserver les emplacements sur les marchés en avance et on ne sait pas trop où on se trouvera. Etant du coup en manque d’argent j’ai dû mettre un peu les crêpes en stand by et trouver un « vrai » boulot pendant quelques mois.

IMG_0877
La préparation des crêpes … pas toujours évident au départ.

5/ Quelle est la crêpe préférée des Australiens ?

La crêpe sucre et citron! Le Nutella se vend très mal :).

6/ As-tu une anecdote à raconter ?

Pour mon premier marché dans le Victoria j’avais le trac, je me demandais si j’allais réussir mes crêpes. Je pense que les organisateurs l’ont remarqué et ils ont tous été très sympa avec moi, ils ont été les premiers à venir m’en acheter. L’un d’eux m’a demandé où je dormais ce soir et j’ai repondu que je ne savais pas, surement sur une aire de repos. Il m’a proposé de venir chez lui et de profiter de sa piscine pour le weekend. Je me suis retrouvé en un instant dans une magnifique cattle station, avec une piscine magnifique pendant 2 jours.

IMG_4455
La bonne idée : La French Crêpe !

7/ Où peut-on te trouver en Australie ? Tes prochaines étapes ?

Prochaine étape la France, je rentre à la maison après une aventure humaine extraordinaire et des rencontres qui changeront ma vie. J’ai vendu mon stand à un jeune couple de français très entreprenants et je leur souhaite la même expérience que moi.

Merci à JB d’avoir bien voulu répondre à nos questions 🙂 ! Voilà un exemple qui montre que tout est possible en Australie et qu’avec de la motivation et de la détermination on peut faire des choses folles !

En tout cas Bravo pour ton audace c’est vraiment un chouette projet 🙂 !

P.S : si vous cherchez un job en Australie, vous pouvez essayer de monter votre stand de crêpes comme JB ou bien consulter les jobs des backpackers sur www.tripnjob.fr !

5 thoughts on “Le travail au Black

  1. J’avais entendu dire qu’il n’y avait que l’employeur qui risquait quelque chose dans le cas d’une embauche non déclarée. On ne parle pas là de travailleur illégal, mais de quelqu’un en règle, qui a un visa permettant de travailler légalement (WHV) et qui se fait exploiter par un employeur non ?
    Il y a plein d’exemples de mec qui embauchent en disant qu’il y aura un contrat, on régularisera plus tard, toussa… et qui finalement payent en cash et ne déclarent rien du tout. Pour moi ils sont en tord mais j’aimerais bien avoir une source juridique pour valider cela.

    1. Bonjour Emile,

      Effectivement nous parlons ici de personnes qui ont un visa working holiday mais qui choisissent de travailler au black auprès d’un employeur peu scrupuleux. Comme écrit dans le texte, il y aura des sanctions pour l’employeur mais il peut aussi y en avoir pour le travailleur. La législation stipule « The department encourages visa holders to comply with their visa requirements. Action against those who seriously breach these requirements can lead to possible visa cancellation and removal from Australia. » Autrement dit il peut y avoir une annulation du visa et une expulsion d’Australie. En ce qui concerne l’employeur : « Individuals convicted of these offences face fines of up to $13 200 and two years imprisonment while companies face fines of up to $66 000 per illegal worker. » J’espère avoir répondu à votre question ! A bientôt !

      1. Bonjour Margot,
        Ok, j’avais vu les même informations mais il me semblait qu’ils parlaient d’un travailleur illégal, à savoir un clandestin ou tout du moins une personne porteuse d’un visa ne lui permettant pas de travailler.
        « Employing an illegal worker is a criminal offence » et de cela découle les sanctions citées.
        Je ne suis pas moi même dans cette situation mais j’ai une amie qui après avoir essayé en vain d’obtenir un contrat auprès de son employeur se l’est vue refuser et est aujourd’hui payée en cash en dehors de toute législation. Cela étant, elle a besoin de ce travail pour vivre et je me demandais quel moyen de pression elle pourrait avoir vis-à-vis de cette situation. Est-ce que la bonne foi d’une dénonciation la mettrais hors de toute sanction type expulsion ?
        Tu n’as peut-être pas la réponse et je devrais certainement aller voir un lawyer pour savoir ce qu’il en est exactement.
        Merci pour la réponse en tout cas.

        1. Bonjour Emile,

          Je pense en effet qu’il est plus prudent de parler à un avocat de cette situation. Je ne peux pas vous donner de conseils type juridique. Merci de votre compréhension. Bon courage pour la suite.

          1. Bonjour, je me suis expulsé d’Australie en 2012 avec un passage au centre de rétention de Sydney . J’ai été accusé d’avoir travailler au black alors que non , donc croyais moi il ne laisse rien passer. Sa fait 8 ans et je n’ose même pas demander un visa pour un pays ailleurs quand Europe.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Captcha * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.