Un PVT Argentine pour faire du volontariat…à Valparaiso

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un pvt argentine et faire du volontariat au Chili

A respectivement 29 et 30 ans, Julie et Romain ont décidé de s’offrir un bon bol d’air frais en Amérique latine. Le couple a opté pour un visa vacances travail en Argentine. Auparavant, Julie était chargée de communication dans une association culturelle marseillaise. Romain, lui, travaillait comme géomaticien. Ils nous racontent leurs découvertes sur le continent latino-américain et leur volontariat au Chili et en Argentine.

Pourquoi avez-vous décidé de partir en PVT Argentine ?

En approchant tous les deux de la trentaine, on a eu envie d’aller voir ailleurs pour prendre un peu de recul… Et de faire un grand voyage plein d’aventures !

L’Amérique du Sud nous attirait pour sa culture, son histoire, sa langue, son dynamisme. On n’en connaissait pas grand chose, l’actualité d’Amérique Latine a du mal à traverser l’océan, seulement des idées piochées dans les livres, la radio, les films.

volontariat à Rosario

Une petite bière Quilmes dans les environs de Rosario

D’abord il y a Luis Sepúlveda et ses descriptions de la Patagonie qui faisaient rêver Romain. Il y a aussi le rêve de la Terre de Feu et l’idée de pouvoir aller au bout du bout du monde, à la dernière terre avant l’Antarctique. Il y avait aussi le rêve de voir Valparaiso – tout le monde dit que c’est la jumelle de Marseille mais sur le Pacifique.

En ce qui concerne l’Argentine, on en connaissait seulement quelques clichés : le tango, Diego Maradona, la Patagonie, le maté, le dulce de leche et le dicton selon lequel “les Argentins sont des Italiens qui parlent en espagnol et se prennent pour des français”. Au moment où on hésitait entre le Chili et l’Argentine, on s’est rappelés d’un film qu’on avait vu au cinéma des années plus tôt, Medianeras, qui se passe à Buenos Aires. Il montre bien l’architecture délirante de cette ville…

Ce sont des petites choses comme ça qui nous ont décidé, même si pour être honnête on ne savait pas trop à quoi s’attendre… Avant de partir, tout le monde nous demandait : et alors, vous allez faire quoi là-bas ? On avait un peu honte de dire qu’on n’en avait pas la moindre idée…

L’essentiel pour nous, c’était de partir et ça nous paraissait déjà pas mal !

Dès votre arrivé, vous avez quitté Buenos Aires pour partir en road-trip. Pourquoi ce choix ?

L’arrivée était violente. 13 heures de vol, quarante degrés, une langue inconnue. On s’était dit qu’on voulait trouver un volontariat hors de la ville et on a été servis puisqu’on en a trouvé un sur une île près de Rosario, puis un autre à Uspallata dans la province de Mendoza. On avait laissé des affaires à une amie à Buenos Aires en lui disant qu’on revenait dans deux mois mais on y est revenu six mois plus tard.

volontariat en Argentine à Uspallata

Travail agricole à Uspallata

Racontez-nous votre aventure dans la région de Neuquen, près des Andes.

Nous avons trouvé un volontariat à Ñorquinco, un village perdu d’une vingtaine de maisons étalées sur cinq ou six kilomètres. L’épicerie du coin vend des fers à cheval. On travaillait dans un éco camping sauvage et rustique, proche d’un lac. Les emplacement sont comme des petits îlots au milieu des arbres. Il n’y a pas ou peu de lumières la nuit et il y a un tri drastique des déchets.

Là-bas on a vraiment expérimenté la vie à la campagne avec des travaux physiques (ex : arrachage des bambous). On a vraiment pris le temps…de déjeuner, de cuisiner, de faire son pain, d’observer.

éco camping a Norquinco en Argentine

Le lac de Norquinco

Finalement, vous vous êtes posé longtemps à Valparaiso au Chili. Pourquoi ce choix ?

Avant de partir, nous avions déjà hésité entre le PVT Argentine et le PVT Chili. D’un côté on souhaitait vivre à Buenos Aires…et de l’autre on voulait vivre à Valparaiso. Quand on est arrivé, on souhaitait rester deux semaines sur place, mais on a finalement trouvé un volontariat à Valparaiso par l’intermédiaire de Pierre, un Français qu’on avait rencontré plus tôt dans le voyage. On a donc saisi l’occasion. Nous étions réceptionnistes au Nomada Eco Hostel.

La ville de Valparaiso est à la hauteur des rêves que nous en avions : des collines aux mille couleurs, des vues incroyables sur le Pacifique, des graffitis. C’est le joyau du Pacifique.

Que faut-il visiter à Valparaiso ?

Valparaiso est une ville où il faut errer et se promener. À chaque fois, on tombe sur des vues incroyables, des petites ruelles envahies de lierre, des maisons de toutes les couleurs. La ville est divisée en collines. Comme c’est un labyrinthe, il faut se munir d’une carte. Les Cerros Alegere, Concepcion et Bellavista sont les plus touristiques. Le Cerro Artilleria offre une vue sur le port de marchandises et les immenses grues. Notre coup de coeur, ça a été le Cerro Polanco où les murs sont envahis de fresques. Le quartier de Playa ancha, est lui aussi assez fou pour ses énormes demeures pleines de couleur. On se croirait dans un film américain.

Sur la partie basse de la ville, le Plan, il faut longer l’océan. Notre balade préférée : rejoignez le muelle Baron, marchez jusqu’à la Caleta portales. Vous y verrez des lions de mer, des pélicans et des mouettes qui attendent d’être nourris par les poissonniers du marché.

Allez voir le port de plaisance durant votre sejour à Valparaiso

Le port de Valparaiso

Au niveau culture, vous pouvez visiter gratuitement le musée d’histoire naturelle si comme nous vous rêvez de voir un condor empaillé. Il faut surtout aller au cinéma Teatro Condell. Situé sur la Plaza Victoria, il propose des séances à 1000 pesos (soit moins d’1€50). Ils y passent aussi bien des classiques que des grosses productions américaines et des raretés latino-américaines. La caverne d’Ali Baba pour les cinéphiles. Attention, les conditions sont rustiques. En hiver, tout le monde amène sa petite couverture, ce qui rend le cinéma encore plus chouette.

En dehors de la ville, on a adoré Concon, là où s’érigent en bord de mer des immenses dunes de sable au pied des buildings. Pour nous, ça reste plutôt l’endroit où on a fêté le départ de notre chef Marco, qui partait en voyage : en plein après-midi, au soleil, on a mangé du poulet et des frites achetés au supermarché du coin, en admirant le Pacifique et en rigolant comme des enfants… Un super souvenir !

Les dunes de Concon au Chili

Les dunes de Concon

Avez-vous des bonnes adresses à nous conseiller sur Valparaiso ?

Côté cafés et terrasses, on conseille le Pierre Loti, le Casa Plan et pour la plus belle vue, l’hôtel Brighton. Pour manger, on aime les lieux où il y a plein de monde et plein de bruit. On a donc adoré le comedor au premier étage du marché. C’est rempli de restaurants abordables et c’est vraiment chouette le dimanche. Dans la catégorie plus chic, on a testé le Peral. La nourriture est délicieuse, la terrasse idyllique et elle résiste même au tremblement de terre. On l’a vécu !

Le Brighton, un hotel restaurant a Valparaiso

le Brighton

Quelles sont les curiosités à découvrir dans le nord du Chili et en Bolivie ?

Si on a été un peu refroidi par la côte très très touristique de la Bolivie et par San Pedro de Atacama, on y a tout de même vu les paysages les plus dingues de notre vie. Des volcans, des déserts de sel, des canyons.

De tout notre voyage, ce que nous avons préféré c’est San Pedro de Atacama, pas du tout pour la ville qui est trop touristique, mais pour les alentours. Le climat du désert est impressionnant. Il y fait une chaleur qui écrase tout, même les sons, et en hiver, un vent glacé vous fouette le visage.

Notre second coup de cœur, probablement notre plus belle étape, c’est le parc national de Sajama en Bolivie. On y voit des lamas, des autruches, des vigognes, des geysers. C’est une galère pour y arriver mais ça vaut le coup. Les conditions de transport et de logement sont un peu rustiques, surtout en hiver. A  4 300 mètres d’altitude, la moindre difficulté peut se décupler. On est loin de Robinson Crusoé, ça reste accessible. Il faut juste être en forme physiquement.

Vous êtes désormais revenus à Buenos Aires. Est-ce que vous avez trouvé un travail ?

Pour l’instant non, on se repose. Comme on a fait énormément de volontariats, nous avons moins dépensé que ce que nous avions prévu.  On profite donc de la ville en faisant attention à ce que l’on dépense tout en l’explorant petit à petit, on profite du climat agréable, on va au cinéma, au musée, on a même été au championnat de l’asado. On prend soin de nous et on fait notre pain, on teste des recettes. C’est des vacances productives.

Ces cinq mois sont l’occasion d’explorer de nouvelles pistes professionnelles, pourquoi pas dans l’écriture, la vidéo et la traduction. On espère donner quelques cours de français à droite à gauche pour gagner de l’argent.

La Poesia dans le quartier San Telmo a Buenos Aires

La Poesia à San Telmo

Quels sont vos quartiers préférés à Buenos Aires ?

Nous avons trouvé un appartement à San Telmo, un peu par hasard, et on adore. Comme c’est un petit quartier, on est vite repéré. C’est un vrai bonheur après six mois de vagabondages de devenir familier avec les petits commerçants, notamment avec le vendeur de légumes.

Buenos Aires regorge de quartiers très différents les uns des autres. San Telmo ressemble à un petit Paris. L’Avenida Corrientes à Broadway. À Palermo, il y a des restaurants chics. À Puerto Madero, les buildings. Enfin à Belgrano, il y a le Chinatown local et un parc où les Argentins viennent danser le tango. Ça ressemble donc à Paris, à New York, à Marseille, à Barcelone, à Santiago…

Culturellement, c’est le paradis. Il y a tout le temps des expositions, des concerts, de cours de danse gratuits, etc. On espère prochainement découvrir la vie nocturne portena.

Retrouvez les aventures de Julie et de Romain sur leur blog Le Bon Air Argentin. Ils sont aussi sur Facebook et Instagram.

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