Rencontre avec Clémence et Nicolas, en PVT Chili

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Vivre au Chili avec un PVT

Clémence et Nicolas, 26 ans tous les deux, sont originaires des Ardennes. La belle affaire ! Ils se sont rencontrés au lycée mais cela fait deux ans qu’ils sont ensemble. Avant de partir en Amérique du Sud, Clémence était chargée de communication et Nicolas travaillait dans le transport maritime du côté de Dunkerque. Curieux, bons vivants et passionnés par l’aventure, ils sont partis vivre au Chili avec un permis vacances travail. Nous les avons interviewé sur leur vie au Chili…et au Pérou. Et si le PVT Chili n’était finalement qu’un tremplin pour visiter les pays voisins ?

Pourquoi avez-vous décidé de faire un PVT au Chili ?

Tout d’abord, nous avions tout deux envie d’une année de césure et de gros changement. Nous n’étions pas dans la même région. Clémence avait son entreprise en communication sur Besançon avec une associée, puis l’aventure a dû s’arrêter. Elle a eu une bonne opportunité de travail dans les Ardennes, département d’origine, mais l’objectif n’était absolument pas de s’y installer. Quant à moi, même si mon travail me passionnait, il était mal payé et Dunkerque ce n’était pas vraiment la ville de rêve. Alors un changement s’imposait !

Le concept du PVT nous plaisait bien. Aussi bien libre de voyager que de faire des petits boulots pour financer le voyage. L’objectif étant de prendre du bon temps pendant un an avant de se lancer dans de nouveaux projets de vie. Ne restait plus qu’à choisir le pays de destination…

Vue de Santiago du Chili

Le Chili a été sélectionné parmi la flopée de possibilités qu’offrent les partenariats avec la France. Nous voulions découvrir une culture complètement différente de la nôtre, non occidentale. Se perfectionner (ou apprendre pour Clémence) en espagnol. Être au milieu de la nature, se sentir petits autour de grands espaces. On avait envie de se prendre une claque. Les reportages et images qu’on avait pu voir du Chili nous faisaient penser que ce pays regorgeait de tout cela. La Patagonie, la région des lacs, le désert d’Atacama, la mystérieuse île de Pâques… Et les pays limitrophes nous faisaient pas mal rêver aussi !

C’est comment de vivre Santiago du Chili ?

Lorsque nous avons fait nos premiers pas à Santiago, nous avons été très surpris de voir à quel point tout était « américanisé ». Des grosses voitures, des buidings, des temples de la malbouffe, énormément de franchises. En même temps, c’est la capitale. On a tout de même découvert des quartiers très sympathiques comme les colorés Barrio Brazil et Barrio Italia, le Cerro Santa Lucia (un coin de verdure qui donne une jolie vue de Santiago), le Cerro San Cristobal qui surplombe toute la ville et permet de réaliser son étendue, la Plaza de Armas toujours très animée, Bellas Artes avec ses petits cafés à la française. En fait, chaque quartier a son identité et son ambiance propre. Tout le monde peut y trouver son compte.

le quartier de Barrio Brazil à Santiago du Chili

Barrio Brazil

Pour se restaurer, on conseille le mercado Tirso de Molina. On y déguste des empanadas pour quelques pesos seulement. Les jus de fruits pressés dans la rue à 1000 CLP sont excellents aussi ! Pour sortir boire un verre sans se ruiner, la rue Pio Nono regorge de bars avec bières locales à bas prix. Les week-ends, la rue est très animée. Enfin, le meilleur endroit que nous ayons trouvé pour en apprendre plus sur l’histoire du pays est le Museo de la Escuela Militar, très grand, avec de nombreuses explications et gratuit.

Au Pérou, faut-il se rendre en priorité à Cusco ou à Arequipa ?

Difficile de choisir car ces deux villes sont complètement différentes. Arequipa est moins touristique que Cusco. Elle est surnommée la ville blanche par sa jolie architecture coloniale en pierre blanche volcanique. C’est vraiment bien de déambuler dans les rues du centre ville et d’admirer des bâtiments plus charmants les uns que les autres. Nous avons adoré le couvent Santa Catalina, véritable cité colorée dans la ville. Autre point non négligeable, Arequipa est entourée de volcans qu’il est possible de gravir, certains culminant à 6000m, et elle est la ville étape incontournable pour se rendre au magnifique Cañon del Colca, deuxième canyon le plus profond du monde.

la ville d'Arequipa au Chili

Arequipa

À contrario, Cusco est une ville ultra touristique puisqu’elle est le point d’entrée de la Vallée Sacrée, terre originelle des Incas, et bien sûr la route pour le Machu Picchu… Les points d’intérêt sont surtout culturels. L’architecture est un peu différente, les bâtiments historiques sont en pierres grises et typiquement incas. Le quartier de San Blas est très agréable avec ses petites rues pavées qui montent et descendent. Mais dommage que l’on doive mettre la main au porte-monnaie pour bon nombre de visites culturelles, et que l’on soit harcelé à chaque coin de rue pour des tours au Machu Picchu, à la Rainbow Mountain ou pour des massages… Nous avons trouvé que Cusco a perdu un peu de son charme, mais on ne lui retire en rien une histoire forte et un style architectural grandiose.

Que faut-il absolument manger au Chili et au Pérou ?

Le Chili n’est pas reconnu pour sa gastronomie. Ici, les gens mangent à tout heure de la journée, en quantité, et la majeure partie des plats sont à base de friture. Il existe néanmoins quelques plats typiques qui méritent le coup de fourchette comme le pastel de choclo, une purée de maïs agrémentée par des morceaux de bœufs ou de poulets, des œufs durs, des oignons et des olives. Aussi, comme en Argentine, les Chiliens consomment énormément d’empanadas. Ce qu’on aime également, c’est le completo, un hot-dog composé d’une saucisse knacky, de tomates finement coupées, de purée d’avocat et de ketchup-mayo pour les gourmands. Enfin pour l’apéro, on conseille le pébré, une sauce pimentée composée de légumes finement hachés. C’est la recette pour accompagner du bon pain (maraqueta) ou des petites galettes au potiron (sopaipillas).

manger un empanadas au chili

Un completo

Au Pérou, c’est l’opposé extrême. Leur cuisine est réputée, c’est la meilleure d’Amérique latine. Le déjeuner se compose généralement d’une soupe de pâtes au quinoa avec un peu de viande, suivie d’un plat principal viande-riz-salade avec un maté chaud ou froid. Clémence raffole de la cuisine d’influence asiatique. Elle conseille le tallarin saltado ou le arroz chaufa. Nous n’avons par contre pas goûté au cochon d’Inde. On trouve aussi beaucoup de papas reinetta, au restaurant ou dans la rue, une pomme de terre fourrée aux petits légumes avec une olive et un œuf dur. Simple mais excellent ! Lorsqu’on s’approche du lac Titicaca, c’est la truite qui envahit les cartes. On la mange frite, à la vapeur ou au beurre. Et en Amérique du Sud, les plats sont très copieux alors c’est le poisson entier qui vous est servi !

Où manger à Santiago du Chili ?

Les Papas reinetta

Et côté boissons ?

Les jus de fruits sont partout, que ce soit au Chili ou au Pérou, au marché, au restaurant, dans la rue. Vous pouvez faire une cure de vitamines sans problème. On a beaucoup aimé aussi l’eau de maracuya (fruit de la passion), qu’on a découvert au pays des incas. Deux autres boissons péruviennes originales : la chicha morada, jus non alcoolisé fabriqué à base de maïs noir, très bon, et le Inca Kola, soda jaune au goût de bubble gum qui remplace le Coca Cola. Et bien sûr, le maté que Clémence apprécie plus que moi.

Est-ce que vous comptez travailler ou faire du bénévolat au Chili ?

Nous sommes avant tout venus pour faire un road-trip et prendre du bon temps pendant un an. Néanmoins, il est possible que notre compte en banque nous rappelle que dans la vie, rien n’est gratuit ! Alors l’idée de travailler ou de faire du bénévolat en échange du gîte et du couvert n’est pas exclu. Ça peut être une belle expérience aussi (par exemple dans une estancia au fond de la Patagonie). Les rencontres et opportunités se font aussi sur la route alors on verra si l’on trouve un projet sympa pendant notre road trip. On est tout de même inscrits sur le site Workaway, pratique pour trouver du volontariat.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que tout continue à bien se passer et que notre voyage soit fait de rencontres, de partages, de découvertes, de joie et d’aventures… Et que le retour en France ne soit pas trop rude !

Prochainement, Clémence et Nicolas nous en diront plus sur les démarches à réaliser en arrivant au Chili. Ils nous raconteront aussi leur séjour de rêve dans la vallée d’Elqui. Et n’hésitez pas à lire leur blog Les Grouik Trotters et leur Instagram. Oui, Grouik, comme le groin du sanglier. Normal pour des Ardennais !

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