Entretien avec Marine, qui débarque à Montréal avec un PVT

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Marine, 27 ans, part dans moins de trois mois au Canada avec un permis vacances travail. La jeune Parisienne (originaire des Hauts de France cela dit en passant…) souhaite travailler à Montréal, une ville qu’elle connaît bien puisqu’elle y a déjà vécu il y a quelques années. Passionnée par les métiers du web, elle compte bien se faire une place dans ce secteur d’activité. En attendant, nous l’avons rencontrée !

Tu as déjà été expatriée en Amérique du Nord. Raconte-nous ton parcours !

Marine part travailler à MontréalUn chaos ! J’ai commencé par une licence de cinéma, puis j’ai laissé tombé pour faire un BTS esthétique dans l’espoir d’être maquilleuse pro. Ensuite, j’ai enchaîné avec une licence de commerce international import export (pour vendre des cosmétiques, tu me suis ?) Mon stage de licence, je l’ai fait à Montréal pendant 7 mois. En rentrant fraîchement diplômée, j’ai cherché du travail. Une traversée du désert pendant 9 mois (car sans expérience). J’ai finalement pris connaissance d’un programme d’un an clef en main pour travailler à Walt Disney à Orlando, en Floride. Après toute une série d’entretiens, j’ai été sélectionnée : deuxième expérience outre-Atlantique ! Je suis rentrée en France en 2014 et j’ai décroché un emploi, non sans mal, chez Chanel.

 

Pourquoi as-tu finalement décidée de repartir au Canada avec un PVT ?

Tout simplement car l’Amérique du Nord, et plus particulièrement la qualité et douceur de vie Canadienne, me manquait. Professionnellement, j’ai beaucoup de mal avec le management et le monde du travail à la française. J’ai presque travaillé 2 ans en Amérique du Nord et 3 ans en France, mon constat est sans appel. Le PVT, je le prends comme une opportunité professionnelle et un tremplin vers la résidence permanente.

habiter a Montreal avec un visa working holiday

C’est quoi le plus dur dans les démarches ?

Le PVT est une chance énorme car il n’est pas du tout sélectif (sauf pour l’âge et la nationalité). C’est un visa de travail ouvert, pendant 2 ans, qui s’obtient facilement et qui t’offre une grande liberté. Il suffit d’être tiré au sort et de remplir en suivant les instructions, soit 4 documents. Grâce à internet et les ressources d’aides en ligne, la paperasse est plutôt simple. Pour moi, le plus dur, c’est accepter de partir : réaliser qu’on a le visa, l’annoncer aux proches, quitter son travail, quitter son appartement…

Où comptes-tu t’installer ?

Montréal bien sûr ! Mais je compte explorer la côte Ouest lors de séjours.

vue de montreal

Quel job espères-tu trouver au Canada ?

Comme je le disais, ce PVT, je le vois comme un tremplin vers une résidence permanente donc je vais chercher un emploi sur le long terme. J’envisage également ce nouveau départ comme une opportunité de recommencer à zéro, quitter le secteur du luxe où j’exerce actuellement. J’aimerais mettre à profit mes compétences autodidactes dans le web. Le Canada offre la possibilité de prouver ce dont tu es capable. Tu sais faire le job même si tu n’as pas le diplôme, tu restes. En revanche, si tu n’est pas à la hauteur, tu pars…

Qu’est-ce qui manque le plus aux Français qui sont au Canada ?

Alors là facile : Le fromage ! J’ai vu un sondage sur un groupe Facebook il n’y a pas longtemps. Le top 3 c’était : le fromage, le saucisson… et le kebab.

Vu ton logo, tu sembles adorer les pancakes et le sirop d’érable. C’est quoi les autres spécialités que tu souhaites retrouver ?

J’adore !!! J’ai hâte de retrouver les Bagels. Je prenais toujours un creamcheese le matin. C’est une routine que j’ai eu du mal à perdre. Il y a les queues de castor aussi, sorte de beignet plat en longueur, nappé de tous les toppings (garniture) possibles. Sans oublier Tim Horton, le salon de café phare du Canada. (Starbucks ? Nope j’connais pas…).

Off to Montreal

Quels sont les conseils que tu donnerais à une personne qui débarque pour la première fois au Canada ?

Comprendre que ce n’est pas un eldorado, c’est déjà un bon conseil. Partir avec un projet concret : voyager au maximum en trouvant des boulots alimentaires ? Faire du bénévolat ? Démarrer une nouvelle carrière ? Apprendre l’anglais ? S’installer ?

Une fois que son projet est défini, se documenter, se dire qu’on va devoir fournir plus d’efforts que ce qu’on imagine, car personne ne nous attend là-bas. Si en revanche on est motivé, aucune porte ne peut se fermer. Avec un PVT de 2 ans, si on ne se plait pas dans une ville, qu’on est déçu, ne pas hésiter à changer d’endroit, recommencer.

Ne pas se fixer d’objectifs trop ambitieux si c’est une première expatriation comme espérer par exemple gagner 50K dans une grosse boite avec tous ses weekends sous prétexte qu’on a un master 2 et 3 ans d’expérience. Ici, ça vaut rien, tu n’es personne. S’il le faut, tu vas commencer barista au café du coin. Il faut rester humble. Nous les Français, on est connus pour être prétentieux, et c’est mal vu !

Si tu avais pu partir dans une autre destination PVT, où serais-tu partie ?

Je ne me suis jamais posée la question. Je pense que j’aurais aimé explorer les paysages de Nouvelle Zélande, mais pas pendant un an, peut-être pour quelques mois. Ou dans un tout autre style, découvrir la culture japonaise.


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