La belle histoire d’Inès, 36 ans, en PVT Canada pendant la pandémie de Covid-19

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La belle histoire d’Inès, 36 ans, en PVT Canada pendant la pandémie de Covid-19

Le Canada. Cela fait des années que cela me trottait dans la tête. Durant mon tour du monde entre 2017 et 2018 j’ai dû faire des choix, et je l’avais volontairement exclu…allez savoir pourquoi…C’est durant mon voyage que le Canada est revenu en force dans mon esprit, et j’ai alors fait ma première demande de Working Holiday Visa en janvier 2018. Je me trouvais au Japon, j’avais quelques mois de voyage devant moi, mais je pensais déjà à un plan B. Un plan d’après Tour du monde.

2018 n’a pas été un bon cru pour moi au niveau visa, et je n’ai pas étais tirée au sort. C’est seulement en 2019, que le Graal est finalement arrivé. Je me trouvais à ce moment-là, en Norvège du Nord, et cela a été TRÈS difficile de choisir… Je me suis fait une raison, en effet, tant que la Norvège fait partie de l’espace Schengen, je serais toujours (j’espère) la bienvenue pour revenir m’y installer. Le Canada, ce n’est pas le même histoire…

Quitter la Norvège pour vivre au Canada

J’ai eu 36 ans récemment, et comme beaucoup le savent, c’est la dernière année pour être admissible en PVT Canada. Je n’avais, selon mon mode de pensée, pas le choix. J’ai tout de même pris un peu de temps, tout là-haut, au-dessus du cercle arctique, pour vivre des histoires merveilleuses, et me remplir l’esprit de ces paysages si fragiles, si exceptionnels et si durs à la fois.

Peut-être parce que, quitter ce pays scandinave réellement magique, a été une épreuve pour moi, que cela a été particulièrement difficile de me lancer « tête baissée » dans ma nouvelle aventure Canadienne. J’ai fait une escale de quelques mois chez Maman, comme toujours, afin de préparer ma nouvelle aventure, et  voir mes amis d’enfance. Le Canada oui, mais avec un Plan.

Pendant ces quelques mois en Normandie, j’ai cherché désespérément une expérience de volontariat, ou bien un job, afin d’avoir un pied à terre en arrivant. Je n’avais, bizarrement, pas la force de partir à l’aventure comme je l’avais fait, tant de fois, «en mode Bulldozer». Je ne sais pas si c’est l’âge ou la sagesse, mais en tout cas, le résultat, c’est que ça m’a semblé très long !

Refaire son CV après un tour du monde c’est vraiment une épreuve… La Norvège à été si facile, 1 petit CV, 1 entretien et c’était bouclé, une bonne étoile certainement ! Mais après de nombreux messages et autres innombrables CV envoyés au Canada, des semaines entières d’ennui et de « désespoir », j’obtiens enfin un entretien très intéressant avec un lodge en Colombie Britannique, qui organise aussi des excursions touristiques. Coup de cœur, le patron est Australien, inspiré et inspirant. Après 3 heures de discussion, c’est bouclé. 1 mois plus tard, je m’envole de l’autre coté du monde avec mon gros sac à dos. Je ne me suis pas trompée. L’endroit est sensationnel. Attendre et s’ennuyer, parfois, ça a du bon. J’ai attendu la bonne offre, et encore aujourd’hui, je ne regrette pas.

Contrecarrée par le coronavirus ? Oh, si peu !

« Too bad » comme disent les anglophones, un mois après mon arrivée, le monder entier se retrouve face à une pandémie si importante que le secteur du tourisme s’en retrouve paralysé. Donc oui, un mois après mon arrivée au Canada, dans mon petit village de 7500 habitants perché non loin des Rockies, je me retrouve…au chômage. C’est alors que le mode zen, bien acquis en voyage solo, revient au galop. Le Moi d’avant tour du monde aurait paniqué, sans aucune sécurité, sans revenu à l’horizon. Mais en soit, rappelez-vous, il y a toujours une solution ! J’ai réussi à convaincre mon employeur de transformer mon contrat et celui de certains de mes collègues en volontariat ! Quelques heures de notre temps pour entretenir le lodge et son image, en échange du logement. Tout simplement. Il accepte volontiers. Je n’ai pas l’intention de voyager, de me retrouver dans des mégas aéroports et transports en commun de tout genre, pour rentrer ! La décision de rester est très vite faite.

Le gouvernement Canadien, très généreux, décide de délivrer une aide à tous ceux qui ont perdu leur emploi à cause du coronavirus, même à ceux qui n’ont pas payé de taxes en 2019 dans le pays. Incroyable. 2 mois d’isolement. Certes, ce n’est pas la panacée pour se faire de nouveaux amis dans un nouveau pays, mais j’ai la chance de partager mon logement avec d’autres volontaires. Je travaille dur, car je n’ai pas l’intention de perdre ce pourquoi je suis venue. Un travail sympa, un confort de vie sans parallèle, une vue à tomber par terre, des montagnes, de la neige, des petites aurores boréales, le printemps qui pointe le bout de son nez, les ours qui de réveillent, les aigles qui volent au-dessus de notre maison en bois, et tout à coup, la vie reprend le dessus.

Petit à petit les commerces comment à rouvrir, et notre activité reprend. Au 1er juin le lodge et la compagnie d’excursions rouvrent leurs portes, et je me retrouve de nouveau sous contrat. Un contrat qualifié qui me permettra de demander la résidence permanente. Car, on ne sait jamais ce qu’il se passera au bout des ces 2 ans de PVT, et que, peut-être, j’aurais envie de rester ? L’important, c’est de se donner les moyens… de choisir.

Au moment où je vous écris, je viens d’acquérir un mini-van que je vais aménager pour camper et qui va me permettre de pouvoir explorer en autonomie cette magnifique région. Je suis à Revelstoke, la Mecque nord-américaine de l’outdoor. Et je suis heureuse. Les aventures ne font que commencer. D’ailleurs, je viens aussi de perdre ma carte bleu, pour changer ! Toujours en avoir plusieurs en voyage !!! 

Article rédigé par Inès le Ricque en direct de Revelstoke (Colombie-Britannique). Elle gère la promotion de Glacier House Resort et Great Canadian Tours.

Pour le plaisir, Inès gère le blog FouniouTravel.

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