WHV Nouvelle-Zélande : Les aventures de Léonore et Etienne

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Vivre en Nouvelle-Zélande, c'est aussi profiter du kayak

Kayak dans le Milford Sound

Vivre en Nouvelle-Zélande pendant un an. Voilà le défi que se sont lancés Léonore et Etienne, un duo pas comme les autres. Ils ont décidé de partir à l’autre bout du monde une fois la licence professionnelle en poche. Fan de cinéma, la Lyonnaise-Bretonne (et pourquoi pas ?) s’est spécialisée dans l’audiovisuel. Son complice charentais, amateur de théâtre et de spectacles de rue, aimerait plancher sur des projets de médiation culturelle (à défaut de monter sur les planches). En attendant, ils nous racontent leur expérience d’une année chez les kiwis.

On a l’impression que vous êtes allés vivre en Nouvelle-Zélande sur un coup de tête…

Léonore : C’est plus ou moins le cas. Après notre DUT (diplôme universitaire de technologie), nous avons tous les deux fait une licence professionnelle. Dans ma promotion, j’ai rencontré des gens qui rentraient d’un PVT en Australie. C’est là que l’idée a germé. Pour moi, c’était clair. Le moment était venu de partir voir autre chose après quinze années de scolarité linéaire. Il a fallu convaincre Etienne qui était retissant au fait d’interrompre ses études. Ça nous a finalement pris beaucoup de temps entre le choix de la destination (on pensait d’abord à l’Australie), la durée du voyage et d’autres recherches diverses. Si on a finalement choisit la Nouvelle-Zélande, c’est aussi parce qu’on ne peut pas être plus à l’opposé de la France que là-bas.

Que vous apporte le Working Holiday Visa ?

On a d’abord pensé à partir faire du volontariat mais le visa « Vacance Travail » permet une liberté totale une fois sur place et représente aussi une sorte de challenge puisqu’il n’y a personne pour nous prendre en charge à l’arrivée. Il a surtout l’avantage de durer un an et nous permet de travailler n’ importe où.

Le WHV, visa idéal pour vivre en Nouvelle-Zélande pendant une longue durée

Le WHV, source de liberté et d’ouverture d’esprit

Comment se sont déroulées les démarches ?

Les démarches précédant le départ ont été assez longues. Pour les vols, nous avons choisi de prendre un “billet tour du monde” avec plusieurs arrêts à l’aller et au retour. Ça a pris quelques mois pour finaliser l’itinéraire. Sinon, une fois sur place, nous avons été épatés par la facilité des démarches comme l’ouverture d’un compte en banque, la demande d’un IRD (un numéro unique que nous attribue le gouvernement pour être déclaré par les employeurs) ou l’obtention d’un numéro de portable.

Avant de poser le pied en Nouvelle-Zélande, vous avez visité l’Asie. Quelle destination avez-vous préféré ?

Nous n’avons passé que dix jours en Thaïlande et cinq à Hong-Kong. Ce rapide passage a éveillé notre envie d’y retourner dès que possible pour explorer la richesse de cette partie du monde (et notamment la Birmanie, le Laos et le Vietnam). Nous avons adoré Chiang Mai, une ville du Nord de la Thaïlande où nous avons vécu des moments hors du commun.

Comment s’est passée l’arrivée à Auckland ?

Auckland, une métropole où vivre en Nouvelle-Zélande

La Sky Tower d’Auckland

On a atterri à Auckland dans un état de béatitude lié au décalage horaire et sans vraiment réaliser qu’on était finalement arrivés à l’autre bout du monde. Le plan était de s’installer ici les deux premiers mois pour travailler avant de voyager autour du pays. En fait, les premiers jours ont été plutôt galères car nous n’avions réservé que notre première nuit dans une auberge de jeunesse et il se trouve qu’à cette période, c’était complet absolument partout. Chaque jour, nous avons arpenté la ville en long, en large et en travers avec nos gros sacs à dos pour trouver de justesse un endroit avec de la place pour la nuit suivante, tout en lâchant quelques CV en route. Finalement, Auckland ne nous a pas plu du tout. C’est une ville sans charme, très chère et remplie de gros fêtards européens. Nous avons donc décidé de sauter dans un bus en direction de Wellington pour tenter notre chance dans la capitale du pays, réputée pour sa culture. Mais la veille du départ, par un beau dimanche ensoleillé, nous sommes allés faire un tour sur l’île de Waiheke en ferry, à trois quart d’heure d’Auckland.

 

Comment avez-vous vécu cette expérience à Waiheke Island ?

Ça a été le coup de foudre. On a donc une fois de plus changé de programme. On s’est donné une semaine pour trouver un job en se disant que si ce n’était pas concluant, on remettrait le cap vers le sud. Au bout de quatre jours, après avoir fait des kilomètres à pied sous le soleil et inondé les entreprises de l’île de nos CV, j’ai été embauchée dans un café français. Peu de temps après, Etienne a été engagé en tant que laveur de voiture dans un garage. Simultanément, on a fait l’acquisition d’un van qui est devenu notre maison au cours des mois suivants. C’était vraiment génial de vivre en nomade sur Waiheke puisque c’était en plein été, qu’on avait des plages plus belles les unes que les autres en guise de panorama au réveil ou en dînant. Elles disposent pour la plupart de douches publiques et même de barbecues !

Comment étaient vos expériences wwoofing ?

On a fait du wwoofing dans trois endroits différents, mais uniquement dans l’île du Nord. Le plus mémorable fut le dernier lorsque nous avons passé deux semaines dans une jeune famille israélienne spécialisée dans la permaculture*. C’était dans la belle région du Coromandel. Nous y avons appris des choses considérables sur la terre. Ça nous a fait prendre beaucoup de recul sur notre mode de vie.

Clifford Bay, dans l'île du sud de la Nouvelle-Zélande

Clifford Bay dans l’île du sud

Avez-vous senti des différences culturelles entre les personnes de l’île du nord et ceux de l’île du sud ?

Pas vraiment. On a fait de superbes rencontres dans les deux îles. Partout, les kiwis se sont montrés vraiment généreux et toujours prêts à nous aider. C’est vrai qu’on l’a surtout expérimenté dans l’île du Sud. On a dû faire notre road trip en stop en plein hiver quand notre seconde voiture nous a lâché.

Sur l’île du sud d’ailleurs, quel a été votre meilleure randonnée ?

Le Roys Peak à Wanaka nous a beaucoup plu. Mais nous n’avons pas pu faire l’Abel Tasman en kayak à cause de la météo, une petite déception. Pour le reste, c’était compliqué puisque nous avons surtout voyagé en stop et pas mal chargés. Pas idéal pour la randonnée.

Et sinon… ils sont bons les kiwis chez les kiwis ?

Délicieux, surtout les golden, mais pas donnés non plus si on en veut de bonne qualité. Ils exportent les meilleurs produits et les néo-zélandais se retrouvent avec les moins bons. C’est la même chose pour les avocats.

Le lac Wanaka est une étape incontournable d'un voyage en Nouvelle-Zélande

Le lac Wanaka depuis le Roys Peak

Quel est le meilleur plat que vous avez mangé (et le plus mauvais tant qu’on y est) ?

Pour commencer, on ne peut pas forcément dire que les kiwis sont réputés pour leur gastronomie. Ça a d’ailleurs été un peu dur au départ, en bons gastronomes que nous sommes. Beaucoup de plats sont influencés par la culture britannique. Nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de goûter beaucoup de spécialités maories mais on sait qu’ils cuisinent beaucoup à partir de plantes, de légumes et de graisse animale.

On va commencer par le pire. Lors de notre premier wwoofing, on rentrait de la pêche avec des dizaines d’huîtres trouvées sur un rocher au bord de la mer. Sur place, on s’était régalait à mesure qu’on les ramassait. À la maison, notre hôte a voulu nous cuisiner sa spécialité. Il a préparé une sorte de pâte à base de farine, d’œuf et de bière dans laquelle il a trempé les huîtres. Puis, il les a fait frire dans de l’huile. Par politesse on a fait mine de trouver ça bon mais ça été une vraie épreuve que d’ingérer ça – sans parler du sacrilège de ces belles huîtres fraîches.

La meilleure chose qu’on ait mangée fut une omelette de whitebaits. Ce sont de petits poissons qu’on trouve dans les rivières. Un couple de néo-zélandais en camping-car nous a fait goûter. Ils étaient fraîchement péchés. En Nouvelle Zélande, les whitebaits sont l’équivalent du caviar. C’est très chers dans les restaurants et forcément réputés.

Si vous deviez faire un autre WHV, dans quel pays ce serait ?

En Amérique du Sud, sans aucun doute. Quel pays précisément, on ne sait pas encore. On aura peut-être un déclic lors de notre petit passage par ce continent après notre départ de Nouvelle-Zélande le mois prochain.

*la permaculture est une science de conception de cultures, de lieux de vie, et de systèmes agricoles humains utilisant des principes d’écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels. (source : permaculture.fr).

Retrouvez le récit de leurs palpitantes aventures en Nouvelle-Zélande et des photos toujours aussi belles sur leur blog La Petite Vadrouille.

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