WHV Japon : Morgane, débordante d’activités à Tokyo

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Morgan et Seb partis habiter au japonMorgane, vingt-sept printemps, est illustratrice et décoratrice dans le dessin animé. Cette Bretonne est également animée par l’envie de survoler le monde. Il y a sept mois, elle a décidé de partir vivre au Japon avec un Visa Working Holiday. Dans ses bagages, elle a emmené au pays du Soleil-Levant son compagnon Sébastien, développeur web. Ou serait-ce l’inverse ?

Pourquoi avez-vous décidé de vivre au Japon avec un visa WHV ?

Nous avions déjà réalisé un voyage au Japon. Comme nous étions restés sur notre faim, nous avons décidé de venir une année dans l’archipel. La seule condition pour s’y installer sur du long terme serait que l’un de nous trouve un travail fixe avant la fin de son visa. La vie à Tokyo est plutôt chère et ce n’est pas si facile d’y trouver un emploi. Nos contextes professionnels étant ce qu’ils sont, cela a été plus facile pour Seb. Il a trouvé un emploi avant notre départ et a donc pu se faire sponsoriser pour l’obtention d’un visa de travail classique. Pour moi, la solution la plus simple était de se tourner vers un WHV, plus facile à obtenir et gratuit.

Comment se sont passées les démarches ?

Ce n’était pas trop dur, mais plutôt long. Le visa est gratuit mais en revanche le dossier doit être complet et sérieux. Il faut notamment estimer notre budget pour l’année, informer de notre motivation, de notre « plan de travail » (programme de séjour), citer les adresses d’hébergement pour chaque endroit que l’on souhaite visiter, etc. Tout ça demande énormément de temps de recherche. Ils n’hésitent pas à vous faire compléter ou recommencer votre dossier au moindre élément manquant. Je suis retournée trois fois à l’ambassade avant que mon dossier ne soit accepté. Mais ensuite, le reste des démarches est très simple et rapide. Et puis, finalement, c’est assez intéressant d’évaluer le coût d’une année dans un pays où on prévoit de s’installer.

Ça fait quoi du coup d’être une Gaijin* ?

C’est bien ! Difficile parfois, à cause de la langue essentiellement mais aussi parce qu’on passe difficilement inaperçus avec nos tatouages. Ce n’est pas si évident de percer la carapace sociale des Japonais. Mais on y arrive quand même petit à petit !

*Le Gaijn est le nom donné aux étrangers du Japon

Morgan et Seb en PVT Japon

Apparemment, les japonais sont branchés ours

Comment vous débrouillez-vous sur place avec la langue ? Avez-vous réussi à trouver un emploi sur place ?

J’avais pris des cours de japonais quelques mois avant notre arrivée. Sans passer par une école « intensive », la progression est assez lente. La langue est très différente et il faut arrêter de penser en français. Ceci dit, malgré mon petit niveau, et quelques difficultés au départ, j’ai tout de même réussi à trouver quelques petits boulots sur place assez rapidement : figurante/modèle pour des agences de modeling, élève-cobaye pour des professeurs de japonais en fin d’études, hôtesse française, etc. J’ai aussi trouvé mon premier emploi régulier il y a de cela trois mois. Je travaille en mi-temps dans un petit café japonais où l’on sert des petit-déj’ toute la journée pour une clientèle internationale. Mes collègues parlent toutes un peu anglais et prennent plaisir à m’apprendre chaque jour de nouveaux mots pour améliorer mon japonais. À côté de ça, je travaille aussi à distance avec un studio d’animation français.

Sur votre blog, vous faites beaucoup d’illustrations. Etes-vous inspiré par l’univers manga ?

Et bien on m’a souvent posé la question et en fait, pas du tout ! Je ne suis pas fan de manga et n’y connais pas grand-chose. Mes dessins sont surtout inspirés par un joyeux mélange de tout ce que j’ai pu aimer et avoir sous les yeux au cours de ma vie.

illustration graphique

crédit : Morgane Boullier – Survoler le Monde

Vous habitez à Tokyo. Comment se déroule une journée type ?

Depuis quelques mois, je travaille quasiment tout le temps. Avoir trois jobs en même temps, tout en tenant un blog ne laisse pas beaucoup de temps libre. Mais après mes durs mois de recherche de travail, c’est plutôt appréciable. Je commence à 7h le matin au café jusqu’à 13h, puis je rentre commencer une nouvelle journée de travail en freelance. À côté de ça, je prends des cours de peinture traditionnelle japonaise en soirée (le sumi-e) et je fais du mieux que je peux pour m’octroyer des pauses « découverte » du Japon avec mon amoureux. La vie est plutôt belle.

Avez-vous fait des découvertes culinaires intéressantes dans la capitale ?

Oh oui !! Je suis devenue complètement accro à la cuisine japonaise. J’ai découvert des goûts et des saveurs jusque-là ignorés : le tofu soyeux, le natto, les nashis, les œufs de poissons en tout genre, etc. J’aurai bien du mal à m’en passer si on quittait le Japon.

decouverte de la cuisine japonaise

Apparemment, il y a de la soupe au curry au menu

Le karaoké, c’est si chouette que ça ?

(Rires) Et bien, c’est quelque chose ! Même si c’est moins drôle quand on ne sait pas vraiment bien chanter.

Avez-vous voyagé ailleurs au Japon ?

Oui, nous avons visité Okinawa l’année dernière, Kyoto aussi, et puis on s’est organisé un petit périple en vélo de Tokyo au Mont Fuji. Le travail ne nous laisse malheureusement pas assez de temps libre pour nous permettre de partir longtemps hors de Tokyo, mais on prévoit quelques mois de road trip au printemps prochain dans tout l’archipel. Et puis sinon on explore le plus possible les alentours de Tokyo. La capitale reste mon gros coup de cœur malgré mon amour pour la nature et les petites villes.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Une fin de PVT riche en découvertes japonaises, et puis plein, plein de nouveaux voyages ! C’est au programme !

Si vous aimez les illustrations de Morgane, Tokyo et la culture japonaise, n’hésitez pas à jeter un œil (ou deux) sur son blog Survoler le monde.

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