Volontariat en Australie : le projet de No Money Worker

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Volontariat Marie PaulineNous avons interviewé Marie-Pauline du blog No Money Worker qui nous parle de son projet de volontariat. Une autre manière de voyager, c’est ce qu’a voulu chercher Marie-Pauline à l’autre bout du monde…

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Marie-Pauline Bay, je prends 22 bouteilles cette année et je suis originaire de cette région en France où les cigales chantent en été…

Quel est ton projet ?

Mon projet est un tour du monde du volontariat. Le « No Money » du nom du projet ne signifie pas que je voyage sans argent. Cela veut dire que je travaille sans attendre de salaire. J’ai un job en France du coup je peux me payer le luxe de ne pas être payée à l’étranger. Supprimer l’argent des rapports humains, c’est-ce que je voulais expérimenter. Rendre service à des étrangers juste pour le plaisir de recevoir un sourire en retour et un peu de gratitude. C’est l’école de l’humilité, de la vie. Je pèse mes mots. Ce genre de volontariat chez les particuliers du monde entier est une bonne première étape avant de passer à un volontariat sincère pour des causes humanitaires. J’ai donc commencé par l’Irlande pour me diriger vers l’Océanie ensuite.

Peux-tu nous dire pourquoi tu es partie en Australie ?

Honnêtement, j’ai choisi l’Australie parmi les premiers pays à faire parce que j’ai été saoulée par l’effet de mode relatif à cette destination. Tout le monde y va, il paraît que c’est génial. Alors, faisons-le une bonne fois pour toute et on en parle plus. Le truc, c’est que j’ai rapidement découvert que tous ces éloges sur le pays des kangourous étaient PUREMENT fondés. Si tout le monde (dont moi) dit que c’est extraordinaire, c’est parce que c’est vrai. C’est tout. Vie sauvage surréaliste, plages paradisiaques, population des plus agréables… Que celui qui a passé un mauvais séjour en Australie me jette la première pierre ! Je pense d’ailleurs aller m’y installer plus tard quand j’aurais fini mon projet (s’il finit un jour).

Peux-tu nous raconter une ou deux expériences marquantes du volontariat en Australie ?

Ma première expérience marquante en Australie, c’était mon deuxième job en tant que volontaire dans une cattle farm (élevage bovin) aux portes de l’Outback, dans le Queensland. J’ai toujours monté à cheval et jouer à la cowgirl dans le désert, c’était un rêve de gosse. J’ai passé donc 3 semaines dans cette ferme à monter tous les jours à cheval pour aller trier les bêtes, ramener celles qui s’échappent, les chercher dans des près de plusieurs centaines d’hectares au milieu des kangourous… Personne à moins d’une centaine de kilomètres à la ronde… Le bonheur tel que je l’imaginais !

La deuxième chose que je retiendrais de mon voyage en Australie, c’est mon volontariat chez une artiste peintre à Daylesford, dans le Victoria. Déjà, elle m’a tirée le portrait sur une toile et c’est sûrement le plus beau souvenir – bien qu’encombrant – que je ramène avec moi. Mais en plus, son chéri est un pilote de montgolfière et j’ai eu la chance de voler avec lui pour un festival de montgolfières sur la Yarra Valley, juste à côté de Melbourne. Un autre rêve rayé de ma « Bucket list » !

Après l’Australie, qu’as-tu découvert ?

J’ai enchaîné avec la petite sœur : la Nouvelle-Zélande. J’ai travaillé avec une famille Maori à Nelson où j’ai pu expérimenté leur culture, puis quelques semaines comme nanny à Christchurch et photographe pour une école de Surf à Whangarei dans le Nord. Après la Nouvelle-Zélande, je pense me diriger vers le continent américain.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut faire du volontariat ?

Le premier conseil que je donnerais, c’est d’éviter à tout prix de travailler avec des gens qui parlent notre langue natale. Je pense que pour la plupart des voyageurs, si l’on quitte notre pays, c’est aussi parce qu’on souhaite améliorer notre capacité à communiquer avec le monde entier et tant que français, nous avons de nombreuses lacunes en la matière. En présence d’autres compatriotes, on se repose sur nos acquis (même inconsciemment), c’est dramatique et l’échange culturel devient extrêmement limité.

Volontariat No Money WorkerLe deuxième est qu’il faut bien demander les conditions d’accueil à la famille ou l’organisme pour laquelle vous voulez travailler pour éviter les mauvaises surprises.

Sinon, je conseillerais également de ne pas hésiter à choisir les volontariats les plus modestes dans des conditions d’hébergement sommaires. Pourquoi ? Parce que c’est très formateur et vous en apprend beaucoup sur vous-même.

Il faut tout de même faire attention à ne pas non plus se faire exploiter mais une fois de plus, la notion d’exploitation change totalement quand elle n’est plus régie par une donnée financière mais par une reconnaissance humaine. C’est donc à vous de voir ce que vous attendez humainement de vos hôtes en contrepartie.

Si vous aussi, vous avez une expérience de volontariat ou autre, contactez-nous sur info@whv.fr

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