Une Française dans l’Outback australien

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coucher de soleil outback australienDepuis 5 mois, Pauline vadrouille en Australie. Un temps rat des villes pour son immersion chez les Aussies, un temps rat des champs en plein milieu des « bogan » australiens, elle nous ravie avec son blog : « Ailleurs si j’y suis » qui raconte son périple avec humour et fraîcheur ! Pour tout savoir sur une aventurière en Australie, c’est par ici…

pauline outbackPeux-tu te présenter ?

Salut salut, je m’appelle Pauline, j’ai presque 22 ans et mon projet dans la vie, c’est de faire des trucs cool, que j’aime et qui me rendent heureuse! J’ai mis en stand by mes études en communication pour pouvoir me consacrer pleinement à cette chose qui me tient à cœur et me fait me sentir bien dans mes tongs léopard (ouais j’ai des tongs léopard) : le voyage.

En gros, je suis partie de la France, il y a maintenant presque 5 mois (Ho ! pas déjà…) avec pour but de changer d’air, de croiser de nouveaux horizons et de nouveaux visages! Partir se perdre à l’aventure oui, mais avec un fil conducteur ! Ce fil conducteur, c’est mon blog Ailleurs si j’y suis que j’alimente depuis le début de mon aventure. Car en dehors de cette « vadrouillance », j’aime traîner sur mon ordi, explorer mes logiciels de PAO, faire des collages sur photoshop, monter des vidéos, chercher des inspi’ visuels sur Pinterest… Pour l’instant, j’aspire à devenir une digitale-nomade mais ne le dites pas à ma mère, ça risque de la faire flipper.

Quelle expérience vis-tu en ce moment ?

Pour l’instant, je vis à Newcastle (à 1h30 au nord de Sydney) où je loge dans une grande coloc de mecs. Tout se passe très bien, ils sont tous gentils avec moi, je fait beaucoup de rencontres, car, au fur et à mesure des anniversaires, soirées, plages et autres sorties, je rencontre tous leurs copains/copines. J’adore le fait de me sentir en immersion totale avec des vrais aussie, parfois je me sens un peu comme un reporter animalier caché dans la brousse, afin d’être au plus près des wallabies ! Ce qui est génial, c’est que les wallabies sont mes potes.

Peux-tu raconter ton expérience de farmwork ?

Pour ma part, j’étais employée en tant que Nanny et Farmer Hand dans une ferme de taille moyenne, à environ 2h de la frontière Queensland/New South Wales. Je devais principalement m’occuper de la petite Chloé, 8 ans, et en échange j’étais nourrie, logée, blanchie et payée 260$ par semaine. Si tu veux, plus de détails, j’en parle ici : http://ailleurs-si-jy-suis.fr/2015/12/02/mon-farmwork-en-tant-que-nanny/

nanny outback australieArrives-tu à t’adapter à l’outback australien ?

L’outback Australien reste pour moi l’un des plus beaux souvenirs que ce pays m’a apporté jusque là. Je pense m’y être bien adaptée, c’est pas toujours évident car l’isolation et la demi barre de signal téléphonique sont tes meilleurs potes dans ces coins très reculés.

ailleurs si jy suis outback australieQuelles habitudes as-tu prises ?

Manger de la végemite ! Non je déconne. Me coucher tôt et me lever tôt ! Il faut savoir que les fermiers se lèvent très tôt et donc se couchent aussi très tôt, logique. Du coup, le dîner était prêt entre 18h30 et 19h00, et certains matins je me levais à 3h45 (ou l’heure à laquelle je me déhanchais sur le dancefloor Toulousain, il y a encore quelque mois).

Quelle est ta meilleure expérience ?

Je dirais qu’au-delà d’une expérience, c’est plutôt un sentiment que j’ai ressenti presque tout au long de ce farmwork. J’ai eu la chance de tomber sur une famille australienne très authentique et très bienveillante. J’ai vraiment eu le sentiment d’être l’une des leurs pendant tout le long de cette expérience. J’ai rencontré des jeunes locaux, notamment une, Tanya, avec qui j’ai rapidement tissé des liens forts. Elle travaillait dans la même ferme que moi, le week-end on était toujours fourré ensemble, dans les fêtes locales des villages jusqu’à chez ses parents ou au petit pub du coin. Enfiler de nouvelles bottes, vivre une autre vie le temps de quelques mois, je dirais que c’est ça la meilleure expérience que je tire de ce farmwork, et d’ailleurs des voyages en général.

Quelle est ta pire expérience ?

J’ai pas vraiment de « pire expérience » mais je dirais l’adaptation à l’accent de l’outback.  Au début, j’ai vraiment galéré, j’en rigole aujourd’hui mais sur le coup c’était pas si marrant. Et puis… les mouches! Elles sont partout, tout le temps et en quantités impressionnantes. Promis, tu deviendras maître dans l’art du mouvement de main devant le visage pour chasser ce redoutable ennemi ! Tu en avaleras quelques unes aussi ! Si si, crois-moi ! Technique efficace : si tu as de longs cheveux, n’hésite à te faire une queue de cheval afin de les chasser d’un coup de tête! Ainsi, tu posséderas l’intégralité de tes mains libres afin de vaquer à tes occupations.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer dans le farmwork ?

Je dirais que le plus important, c’est de trouver le bon job. Être au bon endroit et avec les bonnes personnes. Que vous choisissez de faire du picking ou autre chose, il est très important de rester vigilant quant à son employeur et à ses conditions de travail. Les abus sont, malheureusement, assez fréquents.

Aussi, pour les amateurs du maniement de l’appareil photographique, les couchers de soleils sont absolument « breath taking », vous aurez matière à photographier plein de belles choses !

Et surtout, n’oubliez pas l’objectif n°1 de votre venue au pays des possibles : prendre un maximum de kiiiiiiiiiiff!!!

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