PVT Canada 2016 : témoignage d’une PVTiste à Toronto

0

cecile titulaire d'un pvt canada 2016Cécile est une PVTiste partie en PVT Canada. A 26 ans, elle a déjà passé 9 mois en Erasmus en Islande, 5 mois en stage à Barcelone et 6 mois « à l’arrache » à Londres, sans compter plusieurs petits voyages de vacances. Elle raconte ses péripéties sur le blog « Analepses vagabondes« .

Je n’ai pas de passion mais j’aime faire plein de trucs et découvrir des choses (c’est peut-être ma passion en fait).

Pourquoi avoir choisi le Canada ?

Je me suis dit que c’était un pays qui me permettrait de pouvoir trouver un travail en rapport avec mon parcours universitaire et professionnel (la traduction), mais qui me permettrait également de voyager. J’aimais aussi le fait que ce soit un pays bilingue.

vue d'ottawa

Est-ce que tu as obtenu facilement ton PVT Canada ?

Pas du tout ! Quand l’idée a germé, on était fin 2012 et les quotas de l’époque étaient déjà remplis. L’année suivante, EIC a complètement modifié les procédures et j’ai passé des semaines à attendre l’ouverture des quotas. D’habitude, elle avait lieu en novembre, finalement ça s’est fait en février/mars 2014. Et puis il y a eu ces trois rondes et une place pour moi, mais sur la liste d’attente. Alors j’ai attendu, encore, jusqu’à ce jour magique de décembre où j’ai reçu un message me disant que mon numéro avait été sorti de la liste d’attente ! Heureusement que la lettre d’introduction est valable un an, parce que différentes raisons m’empêchaient de partir immédiatement.

Comme je suis dans les quotas 2014, mon visa est d’un an. Mais j’ai pu me réinscrire dans le bassin de candidats 2016 et à ma grande surprise, j’ai reçu une lettre d’introduction !

A quoi t’attendais-tu avant de partir au Canada ?

Dans mon esprit, le Canada était un peu un cliché (mais j’assume) : les forêts vertes en été et orangées en automne, beaucoup de neige et de froid en hiver, des gens sympas et un monde du travail plus flexible. En somme, un pays plein de possibilités.lac pink au canada

Est-ce que tu as vu des différences entre ce à quoi tu t’attendais et la réalité ?

Je suis arrivée fin octobre, l’automne était déjà passé. Donc au niveau des couleurs, j’ai attendu avec impatience de changer du gris/marron. L’hiver n’a pas été si dur, j’ai vécu des grosses tempêtes de neige et quelques jours à -35°C, mais je ne me plains pas. Les gens sont vraiment gentils et plus souriants. J’ai trouvé que le monde du travail était ultra flexible : un énorme contraste par rapport à la France. Les distances ne sont pas les mêmes non plus. Ce n’est pas exceptionnel de faire plusieurs heures de route pour aller quelque part pour une courte durée, chose que l’on fait peu en France, il me semble.ottawa sous la neige en hiver

Que fais-tu en ce moment ?

Début juin, j’ai déménagé à Toronto après sept mois passés à Ottawa. Là-bas, j’avais réussi à trouver du travail (au bout de deux mois), je faisais des intérims bilingues, mais ça ne me plaisait pas tant que ça. Par contre cette première “expérience canadienne” a été un réel avantage quand je suis arrivée à Toronto : en 10 jours, j’ai décroché un poste dans mon domaine ! Quant à mes idées de voyages, elles sont remises à plus tard. Ça ne me dérange pas vu que j’ai encore plus de deux ans à passer ici, j’aurai bien le temps de voyager l’été prochain.

Quelle est la chose que tu veux ABSOLUMENT faire au Canada ?

Une seule chose ? Dur dur ! Je ne fais pas de plans sur le long terme parce que la vie m’a appris à saisir les opportunités plutôt qu’à suivre un chemin tout tracé. Il m’est donc un peu difficile de vouloir ABSOLUMENT faire quelque chose. J’aimerais bien faire le tour de la Gaspésie, le tour de l’île Victoria (j’aime bien faire des tours), visiter des parcs nationaux, les Rocheuses et pourquoi pas un roadtrip est-ouest. Sans compter un ou plusieurs voyages aux États-Unis, vu qu’on est à côté, c’est le moment ou jamais !

Portrait chinois 

cecile partie en pvt canada pour 2 ans

Si ton trip était un film ?

Wild, de Jean-Marc Vallée (tiré du livre Wild : marcher pour se retrouver de Cheryl Strayed). Cheryl part à l’aventure, sa préparation n’est pas optimale mais elle apprend de ses erreurs et rebondit toujours pour finalement arriver au bout de son périple et réaliser son projet. J’espère que, moi aussi, mon PVT se finira bien et que je n’abandonnerai pas en cours de route. J’ai eu quelques petits problèmes dus à une mauvaise anticipation pour certaines choses, mais j’ai réussi à rebondir à chaque fois. Avec une meilleure organisation, j’aurais certainement perdu moins de temps en démarches administratives, mais on va dire que le résultat est plus important.

Si tu devais parler d’une seule rencontre ?

Je ne peux pas en choisir une, c’est trop difficile. Chaque personne que j’ai rencontrée m’a apporté quelque chose à sa manière.

Si tu devais décrire ton aventure en un mot ?

Opportunités. Comme je le disais plus haut, je ne suis pas une voie prédéfinie, je préfère attendre que les opportunités surgissent (quitte à forcer un peu le destin) et les saisir.

Partager

Laisser une réponse

Captcha * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.