L’expérience d’une serial pvtiste partie en WHV Australie et Japon

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grampians national parkLaura Saldou Masik, 30 ans, cumule les expériences de vie. Travaillant en freelance pour sa propre agence de communication et d’événementiel, elle nourrit une véritable passion pour l’étranger. Elle nous parle aujourd’hui de son PVT Australie passé et de son futur PVT au Japon ! À la découverte de cette serial pvtiste passionnée.

Pourquoi avas-tu décidé de partir en PVT Australie ?

Je travaille depuis six ans dans l’industrie des courses de chevaux. Après deux ans et demi à Paris en tant que chargée de communication au pôle international de France Galop (FRBC), mon bug du voyage est revenu au galop.

J’ai tenté à maintes reprises de me convaincre qu’une situation stable en entreprise était préférable mais mon parcours m’avait déjà fait étudier au Canada, travailler en Argentine, voyager en Afrique et aux USA…

Il fallait se rendre à l’évidence, j’avais toujours eu un sac sur le dos depuis ma majorité et le fait de bouger et de découvrir le monde avec mes propres yeux était réellement ce qui m’animait, bien plus qu’un job de rêve à Paris.

L’Australie m’apparaissait comme une destination incontournable dans le but de parfaire mes connaissances des courses, de me diversifier dans mon domaine de compétence, en plus d’être en complète immersion dans un pays anglophone.goldcoast laura

Je ne voyais que des avantages, tant d’un point de vue professionnel que personnel. Sans compter le soleil, le surf et le lifestyle australien… Bref je n’ai eu aucune hésitation ! Le PVT Australie permet à tous les jeunes de voyager et travailler pendant un an, et il est d’une simplicité enfantine à obtenir : 3 clics et quelques heures d’attente, et l’on reçoit le sésame dans sa boite mail. Il ne reste plus qu’à prendre son billet…

Qu’as-tu fait en Australie ?

L’Australie pour moi était vraiment l’occasion de diversifier mes connaissances dans l’industrie des courses. J’étais experte en communication et marketing, mais je ne connaissais pas grand chose de l’entrainement, de l’élevage et du courtage. J’avais donc déjà un plan bien détaillé en tête.

Grâce au réseau que j’avais tissé depuis Paris, j’ai dégoté en quelques jours un job à la communication et en tant que cavalière d’entrainement pour un entraîneur de pur-sang sur Sydney (juillet à septembre). J’ai ensuite travaillé dans un haras dans la Hunter Valley où j’étais groom ; je m’occupais des poulains, des juments et des chevaux d’un an destinés à la vente (yearlings). Il s’agissait d’entretenir les installations, mais aussi de s’occuper des soins, de la nourriture et de l’exercice des yearlings (octobre à décembre).job de laura pendant son pvt australie

Enfin j’ai suivi des courtiers en chevaux de courses (la partie commerciale) sur toutes les ventes aux enchères australiennes et néo-zélandaises (janvier à avril).

vente cheval laura

Entre ces expériences, j’ai aussi adoré faire du Wwoofing, tout d’abord à Byron Bay chez une apicultrice puis dans la banlieue de Sydney à Annandale auprès d’une designer en permaculture. Je recommande vraiment ce système. C’est une occasion précieuse pour vous immerger dans la vie des « farmers » et faire des économies !woofing byron bay laura

J’ai ensuite profité d’avril à juin pour « roadtriper » sur la côte est avec mon 4×4 nommé « Big Girl » ! Sydney, Jervis Bay, Camberra, Marlo, Wilsons Promontory National Park, Melbourne, la Great Ocean Road, Grampians National Park, Adelaide, le Red Centre, puis Sydney de nouveau. J’ai terminé par Cairns jusqu’à Cape Tribulation.  Cette dernière portion de route plein Nord a été LE coup de coeur du voyage.

4x4 de laura en australie

Uluru laura

Quand es-tu rentrée ?

Je suis partie de Cairns pour Bali où j’ai séjourné un mois pour y faire du yoga, surfer et plonger. Je suis rentrée à Paris début Juillet 2015. Le choc a été réel, mais j’étais tout de même contente de pouvoir revoir ma famille et mes amis, après un peu plus d’un an d’absence.

Quand veux-tu repartir ?

Je dirais qu’une fois que tu commences à adopter le style de vie nomade, tu souhaites repartir sans cesse. C’est une réalité. Il est difficile de retourner à son « ancienne vie » après avoir vu tant de choses et rencontré tant de gens extraordinaires.

Entre Juillet 2015 et Mars 2016, j’ai pu faire deux escapades en Inde et en Argentine, mais je trépignais de repartir plus officiellement sur du long terme. J’ai donc organisé mon départ de sorte à pouvoir tout d’abord faire un crochet par l’Australie puis mettre le cap sur le Japon à partir d’avril 2016.

Pourquoi avoir choisi le Japon ?

Je consultais la liste des pays qui proposaient un WHV ; j’étais encore dans les temps car j’ai eu 30 ans en décembre dernier.  Les pays qui comportaient le plus de challenges étaient le Japon et la Corée du Sud.

Enfin, je raisonne toujours en me demandant où je peux compléter mes connaissances dans mon domaine et comment je peux activer un réseau. Assez naturellement, le Japon est arrivé en tête.

Qu’as-tu prévu de faire là-bas ?

Dans l’idéal, et comme je ne parle pas japonais pour le moment, travailler dans un haras, pour un entraineur ou pour un courtier sont des pistes que j’envisage. L’idéal serait d’avoir des missions en communication. Je reste confiante ! Je prévois aussi de faire du Wwoofing car c’est selon moi l’un des meilleurs moyens pour ce familiariser avec la langue et la culture.

visa pvt japon

Où arrives-tu ?

J’arriverai à Tokyo le 25 Avril. Suzumi, mon hôte AirBnB m’attend déjà !

As-tu d’autres envies de PVT après le Japon ?

J’y pense ! Il me resterait la Nouvelle-Zélande, ou bien renouveler mon WHV pour l’Australie. Je songe aussi à l’Argentine ou un autre pays d’Amérique Latine, mais je suis aussi attirée par Hong-Kong et le Brésil (pour ce dernier pays, les conditions restent encore floues)… Toutes les options sont envisageables. Je verrai professionnellement ce qui est le plus stratégique. Il faudra cependant me décider avant décembre 2016 date de mon anniversaire !

Si j’ai un seul conseil à vous donner et que vous hésitez encore : allez-y ! C’est une expérience que vous ne regretterez pas car elle vous permet réellement d’en découvrir plus sur le monde et bien plus sur vous-même que vous ne le pensez.

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