Ils ont testé le HelpX en Nouvelle Zélande

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Potager bio.

Voici un témoignage qui va vous donner envie de faire vos valises. Flox & Yon Pvtistes en Nouvelle Zélande depuis Mars 2014 ont bien voulu répondre à nos questions et partager avec nous leur expérience « d’Helper ».  Entre travail, voyage et rencontre, ils n’ont pas le temps de s’ennuyer et profitent à fond de leur expérience à l’autre bout du monde.  Une chose est sûre l’aventure ne fait que commencer pour eux et ils n’ont pas fini d’en prendre plein les yeux.

1. Depuis combien de temps êtes-vous en PVT en NZ ?

Nous sommes arrivés en terre néo-zélandaise en Mars 2014, il y a 3 mois, avec notre PVT en poche et l’envie de découvrir ce magnifique pays. Nous avons débuté par deux expériences HelpX et nous venons de trouver un travail dans un hôtel à Queenstown pour pouvoir profiter à fond après l’hiver !

2. Pourquoi avez-vous décidé de faire du HelpX ?

Pour débuter notre séjour parmi les kiwis, nous avons décidé de consacrer nos premiers moments par des expériences HelpX. Une première d’une semaine dans une péninsule à 2 heures d’Auckland (Awhitu) et une seconde d’un mois sur Christchurch dans l’ile du sud. On a choisi le HelpX pour plusieurs raisons. Nous trouvions que c’était vraiment un moyen intéressant de découvrir le mode de vie des locaux tout en s’acclimatant tranquillement au pays et au décalage horaire. Et il y a un avantage considérable pour apprendre la langue anglaise (qui est l’un de nos objectifs de cette année néo-zélandaise) puisque que l’on parle tous les jours anglais avec les hôtes. Dernier avantage, non négligeable, on est nourris, logés, et nous dépensons donc rien pendant ce séjour. En contrepartie, comme la plupart des gens le savent, nous « travaillons » quelques heures par jour pour les hôtes.

3. Pouvez-vous nous expliquer votre mission et les conditions de travail? (lieu, durée, activités à faire, heure de travail …)

Lors de notre première expérience HelpX, nous étions chez une famille très généreuse. Notre hôte est venue nous chercher à l’aéroport (à 2 heures de route) et les deux premiers jours nous n’avons pas travaillé. Le travail consistait principalement à tailler les mauvaises herbes présentes dans le jardin. A côté de cela nous aidions quelques fois à la cuisine, à nettoyer la vaisselle, jouer avec les enfants, bref vraiment des choses qui paraissent logiques lorsque vous êtes sympas^^. Nous étions logés dans une petite maison en bois à quelques mètres de leur résidence principale.

Nous travaillions vraiment peu (2 à 3 heures par jour maxi) et c’était très simple. Tout se faisait de manière très simple et naturelle. De plus, on s’est vraiment attachés à cette famille, on a grandement l’intention de les revoir avant de rentrer en France. C’était une semaine où l’on a partagé beaucoup de choses et où l’on a passé que de bons moments. On a pu découvrir une partie de la Nouvelle Zélande que peu de gens sont allés visiter car il s’agissait d’une zone non touristique mais vraiment très belle. Après, il ne faut pas rester 3 mois là-bas on peut vite s’ennuyer !

Ensuite nous nous sommes dirigés vers l’ile du Sud, à Christchurch. Nos hôtes étaient un couple de retraités. Là aussi, beaucoup de générosité comme la plupart des kiwis d’ailleurs. Le travail était beaucoup plus suivi. Nous avions un carnet où il fallait noter nos heures de travail journalières et nous devions réaliser 20 heures chaque semaine. Le travail était très varié, nous nous occupions des animaux (ânes, poneys, cochons, poules,…), faisions du jardinage, de la peinture … rien de bien compliqué. L’ambiance y était tout de même différente de la première famille bien que très enrichissante car ils étaient toujours là pour nous aider et vraiment attentifs à tout ce dont on pouvait avoir besoin. Leur accent anglais était très dur pour nous au départ donc on a eu du mal à tisser des liens forts dès le début mais au fil du temps, c’était un peu plus simple donc on a pu partager de très bons moments également. Un mois était peut-être un peu long chez la même personne.

La deuxième expérience HelpX a Chrirstchurch – © Florent Foureau

4. Comment avez-vous fait vos recherches ?

Il n’y a pas 300 moyens de réaliser les recherches pour trouver un hôte helpX : leur site internet et, leur site internet ! Vous recherchez parmi les dizaines et dizaines de possibilités et vous pouvez ensuite les contacter par mail. Il ne faut pas hésiter à poser pleins de questions pour être sûr de la qualité de l’hébergement, des conditions de travail, etc. Certains demandent une participation sur la nourriture ou le logement, d’autres demandent 5 ou 6 heures de travail  quotidien relativement compliqué, bref le contact par mail est tout de même important si on veut pas se retrouvé avec de mauvaises surprises une fois sur place. Après c’est une question de chance ! La plupart du temps, ça se passe vraiment bien d’après les retours que l’on a, mais il y a des exceptions. Il faut garder en tête que vous n’avez aucune obligation et il faut rester ouvert. Si quelque chose ne vous convient pas, il faut simplement en parler et puis rien ne vous empêche de partir !

 5. Avez-vous pu profiter de votre temps libre ?

OUI ! La première semaine, les hôtes nous mettaient carrément à disposition leur 4×4 pour bouger dans la péninsule et on pouvait aller découvrir les plages du coin, marcher, etc. Vraiment top. Pour la deuxième famille, on avait la plupart du temps nos weekend, on a pu acheter notre voiture et l’aménager complètement nous même ! (Notre hôte nous avait mis à dispo tous ses outils).

Notre première famille d’accueil – © Florent Foureau

6. Quels sont les avantages et les inconvénients du HelpX selon vous?

Comme dit précédemment, les avantages sont nombreux : apprentissage de l’anglais (pour ceux qui en ont besoin), rencontrer et vivre avec des locaux, découvrir une culture différente, avoir un confort minimum, et ne rien dépenser pendant tout ce temps. Nous concernant on ne voit pas trop d’inconvénients a part si la famille chez qui l’on est ne nous convient pas mais il faut garder en tête que tout le monde est différent, chaque expérience sera bonne et différente les unes des autres.

Le système du HelpX était parfait pour nous car il correspondait exactement à ce que l’on cherchait.

7. Qu’est-ce que ces expériences vous ont apporté ?

Nous concernant que du bien : des contacts, des expériences inoubliables, un renfort de l’anglais, de la confiance, etc ! Le HelpX, ce n’est pas parfait ! Mais ça peut vraiment correspondre à un style de vie, si vous voulez profiter d’un pays sans dépenser ou presque rien, c’est vraiment possible grâce à ce système.

 8. Quel est votre meilleur souvenir ?

On a seulement fait 2 HelpX différents et c’est déjà super dur de choisir ! Lors de notre second HelpX, on nous a prêté un petit bateau à moteur et on a pu en profiter tout seul près d’Akaroa. On a aperçu des dauphins d’Hector pendant notre pique-nique sur l’eau :). La réalisation de notre van est aussi une superbe expérience ainsi que les petites plages désertes que l’on a découvert lors de notre premiers HelpX.

9. Recommanderiez-vous cette expérience pour les autres PVTistes ?

Non, vraiment le helpX c’est nul… Blague mise à part, bien sûr que OUI ! Le HelpX ou même le Wwoofing est vraiment une expérience à faire ! Elle vous sera que bénéfique.

10. Avez-vous des conseils à donner aux autres Pvtistes qui souhaitent tenter l’expérience ?

Il n’y a qu’un conseil à donner : FONCEZ ! On voit cela partout, que le moment le plus difficile est de se lancer. Mais c’est vrai. Cela existe même chez nous, en France. Faire le tour de notre propre pays grâce au HelpX pourrait être une bonne idée !

Merci à Flox & Yon d’avoir bien voulu partager avec nous vos expériences et vos belles photos :). Nous vous souhaitons bonne route et de profiter à fond de votre aventure! Vous pouvez suivre leurs aventures sur facebook ou sur leur blog.

Si leur témoignage vous a donné envie de tenter l’expérience, vous trouverez des infos utiles sur notre dossier consacré au Helpx.

 

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2 commentaires

  1. Très intéressant ce retour d’expérience sur le helpX. Mais au final, il n’y a plus vraiment de différence avec le Woofing ?

    Nous avons choisi le woofing justement pour s’assurer que nos expériences s’approcherons le plus possible de l’agriculture, le travail avec les animaux… Au final, c’est pareil en HelpX si je comprends bien 😀

    On a seulement fait deux semaines de Woofing pour le moment, mais c’est vrai que ce sont des semaines très enrichissantes (et fatigante quand on ne maîtrise pas la langue !)

    Camille

    • Bonjour Camille !

      Oui en effet le Wwoofing n’est pas de tout repos 🙂 mais je pense que c’est une super expérience et un excellent moyen de s’immerger totalement dans la culture néo-zélandaise.
      Pour répondre à ta question : la différence entre le Wwwoofing et le HelpX est vraiment très mince. Le concept est le même : travailler quelques heures en échange du gîte et du couvert. Ce qui change pour le Wwoofing c’est qu’il une idéologie derrière : celle de transmettre les valeurs de l’agriculture biologique et donc seules les fermes biologiques peuvent faire partie du réseau Wwoof. Le HelpX, au contraire concerne tous types d’activités : tu peux le faire dans une ferme biologique ou non, chez un particulier, dans une auberge de jeunesse, un ranch … Le choix est moins limité et le travail beaucoup plus varié.

      J’espère avoir répondu à la question 🙂 !
      Je te souhaite une très belle expérience néo-zélandaise !

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