Le travail au Black

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On le sait,  il est de plus en plus difficile de trouver un emploi en Australie. Vous pouvez d’ailleurs lire le témoignage de Florian et Grégory, deux backpakers qui nous parlent de la réalité du marché du travail en Australie. C’est pourquoi certains employeurs malhonnêtes tentent d’exploiter les backpakers en difficulté en leur proposant des emplois non déclarés. Certes ça peut vous permettre de continuer votre road trip en Australie … mais à quel prix ?  Voici 3 points pour vous montrer que c’est une fausse bonne idée :

1/ Les employeurs le prennent en compte 

Lorsque vous êtes déclaré, vous allez payer des taxes directement prélevées sur votre salaire ce qui n’est pas le cas lorsque vous travaillez au noir. Les employeurs le savent également et vous serez donc moins payé ! Donc ceux qui pensaient gagner plus d’argent avec ce système, vous pouvez oublier ! Ensuite, le salaire que vous allez percevoir n’est pas soumis à la legislation en vigueur, donc c’est au bon vouloir de l’employeur, le salaire minimum instauré en Australie ne sera pas forcement respecté. Donc vous avez plus de risques de vous retrouver à travailler pour quelques dollars plutôt que de gagner de l’argent.

2/ L’enjeu est de taille

Des contrôles sont pratiqués pour chasser les fraudeurs cela s’est déjà vu dans le passé (et ce même dans les fermes). Les risques ? Vous pouvez dire aurevoir à votre road trip en Australie…vous serez expulsé du pays et interdit de séjour pour une durée de 5 ans. Et « le bonus » c’est à chaque nouvelle demande de visa devrez mentionner que vous avez déjà été expulsé d’un pays ! Autant dire que les prochains visas ne seront pas faciles à obtenir.

3/ Le Second WHV

Vous savez désormais que pour avoir la chance d’obtenir un second visa Working Holiday, il faut pouvoir justifier de trois mois de travail au cours du premier. Lorsque vous travaillez de manière illégale il est évident que vous n’aurez pas de certificat de travail ou autre justificatif des jours travaillés. Donc aucun moyen de justifier ces trois mois de travail aux autorités au moment de renouveler son nouveau visa. Ainsi, vous avez le choix soit de ne pas renouveler votre visa soit celui de travailler d’avantages et donc de passer moins de temps sur la route, simple choix personnel.

Bref, vous l’avez compris travailler au black en Australie c’est une fausse bonne idée. C’est prendre beaucoup de risques pour ne pas gagner grand chose … Et nous vous déconseillons de le faire.

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4 commentaires

  1. J’avais entendu dire qu’il n’y avait que l’employeur qui risquait quelque chose dans le cas d’une embauche non déclarée. On ne parle pas là de travailleur illégal, mais de quelqu’un en règle, qui a un visa permettant de travailler légalement (WHV) et qui se fait exploiter par un employeur non ?
    Il y a plein d’exemples de mec qui embauchent en disant qu’il y aura un contrat, on régularisera plus tard, toussa… et qui finalement payent en cash et ne déclarent rien du tout. Pour moi ils sont en tord mais j’aimerais bien avoir une source juridique pour valider cela.

    • Margot Sainflou on

      Bonjour Emile,

      Effectivement nous parlons ici de personnes qui ont un visa working holiday mais qui choisissent de travailler au black auprès d’un employeur peu scrupuleux. Comme écrit dans le texte, il y aura des sanctions pour l’employeur mais il peut aussi y en avoir pour le travailleur. La législation stipule « The department encourages visa holders to comply with their visa requirements. Action against those who seriously breach these requirements can lead to possible visa cancellation and removal from Australia. » Autrement dit il peut y avoir une annulation du visa et une expulsion d’Australie. En ce qui concerne l’employeur : « Individuals convicted of these offences face fines of up to $13 200 and two years imprisonment while companies face fines of up to $66 000 per illegal worker. » J’espère avoir répondu à votre question ! A bientôt !

      • Bonjour Margot,
        Ok, j’avais vu les même informations mais il me semblait qu’ils parlaient d’un travailleur illégal, à savoir un clandestin ou tout du moins une personne porteuse d’un visa ne lui permettant pas de travailler.
        « Employing an illegal worker is a criminal offence » et de cela découle les sanctions citées.
        Je ne suis pas moi même dans cette situation mais j’ai une amie qui après avoir essayé en vain d’obtenir un contrat auprès de son employeur se l’est vue refuser et est aujourd’hui payée en cash en dehors de toute législation. Cela étant, elle a besoin de ce travail pour vivre et je me demandais quel moyen de pression elle pourrait avoir vis-à-vis de cette situation. Est-ce que la bonne foi d’une dénonciation la mettrais hors de toute sanction type expulsion ?
        Tu n’as peut-être pas la réponse et je devrais certainement aller voir un lawyer pour savoir ce qu’il en est exactement.
        Merci pour la réponse en tout cas.

        • Margot Sainflou on

          Bonjour Emile,

          Je pense en effet qu’il est plus prudent de parler à un avocat de cette situation. Je ne peux pas vous donner de conseils type juridique. Merci de votre compréhension. Bon courage pour la suite.

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