La réalité sur le marché du travail en Australie

backpackers australie

Découvrez Florian et Gregory aussi connus sous le nom des «pilon voyageurs». Au menu : un retour intéressant et pertinent sur le marché du travail en Australie avec un visa working holiday !

Quel est votre regard et ressenti sur le marché de l’emploi en Australie ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’il n’est pas évident de trouver un poste en Australie, contrairement à ce que certains blogs peuvent raconter, cela demande beaucoup de temps et d’investissement.

Et c’est cet investissement qui nous a permis d’avoir dans la même journée jusqu’à 3 réponses positives pour du travail ! Donc courage et surtout, tenez bon.

Ce visa WHV a été créé en Australie pour pallier le manque de main d’œuvre, notamment dans l’agriculture. Je pense qu’à son lancement, l’Australie était vraiment un Eldorado du travail pour les Européens, avec des salaires plus élevés qu’en France et une facilité déconcertante pour trouver un job. Mais désormais le WHV australien souffre de sa popularité et de « l’effet de mode » de cette destination. Rapide à obtenir, sans quotas et ouvert à de plus en plus de pays européens et asiatiques, il incite les jeunes PVTistes à arriver massivement, et nous l’avons observé !

Pour le gouvernement australien, les immigrants sont du pain bénit. En plus de régler le problème de la pénurie de main d’œuvre (sans avoir à le gérer plus tard), cette immigration s’avère une stratégie commerciale magnifique en tant de crise. En effet, le travailleur qui est aussi là pour faire du tourisme, dépense dans le pays une grande partie de l’argent qu’il y a gagné.

Quels ont été vos outils pour trouver des jobs en Australie ?

Pour nos recherches d’emplois, nous étions équipés du guide « harvest », qui donne une idée générale sur les saisons concernant les différentes récoltes de l’agriculture australienne. Nous ferons rapidement un constat : les dates indiquées sont approximatives et dépendent de nombreux facteurs.

Le guide fournit un numéro gratuit (le 1800 062 332), qui nous indique les endroits proches où les récoltes vont commencer, donc à potentiel d’embauche. Pour notre part à chaque fois que nous avons appelé ça n’a pas été une réussite. Soit nous étions recalés par nos difficultés en l’anglais, soit le poste était déjà pourvu, soit ils nous disaient qu’ils n’avaient pas d’offre dans la région (voire dans tout l’état). Je pense que beaucoup de gens désespérés ont essayé ce numéro… Il y a une part de chance aussi, car cela reste tout de même possible, certains de nos amis ont trouvé de cette manière…

Quelle a été votre méthode et votre organisation dans votre recherche d’emploi ?

L’aspect principal de notre venue sur le territoire OZ était la découverte du pays, ses habitants, sa culture…

Nous travaillions juste pour payer nos frais sur place (déplacement, nourriture, visites…). Notre hébergement était gratuit puisque nous dormions dans notre Campervan. Notre technique principale pour trouver un job a été le porte à porte. Quand nous avions besoin d’argent, nous nous arrêtions au hasard de notre route dans des fermes pour demander directement aux agriculteurs s’ils avaient besoin de main d’œuvre.

Nous avons essuyé de nombreux refus mais honnêtement cette démarche s’est avéré la plus payante et nous n’avons jamais attendu longtemps pour trouver. 

Nos conseils :

  • Etre mobile pour ne pas être dépendant
  • Etre ouvert aux opportunités (faire du porte à porte)
  • Etre réactif et proactif
  • Etre sérieux et obstiné dans la recherche d’emploi
  • Etre professionnel dans son travail pour optimiser son temps et profiter de plus de liberté

Comment s’organise le marché du travail en Australie pour les backpackers ?

Au vue du grand nombre de backpackers dans le pays, de nombreux business se sont créés.

                  Par exemple,  il y a les « contractors ».

Ce sont plus ou moins des agences d’intérim qui s’occupent de placer des travailleurs chez des employeurs. En réalité ce sont simplement des intermédiaires qui s’enrichissent grassement avec de grosses commissions sur le dos des travailleurs. Dans certaines régions, c’est la seule façon de trouver un job, surtout dans les états les plus fréquentés ! Soumis à ce système, les backpackers ne peuvent rien faire d’autre que d’accepter et ce, malgré un salaire dérisoire.

L’employeur, lui, y trouve son compte puisque cela ne lui revient pas plus cher et qu’en plus il ne s’occupe plus de recruter le personnel et de gérer l’administratif des salaires.

                  Les gérants d’auberges de jeunesse ont aussi un rôle.

Pour assurer leur taux de remplissage hors saison, ils jouent les intermédiaires entre les fermes et les clients en proposant un piston pour un travail à condition de louer à la semaine une chambre dans leur hôtel.

Souvent c’est une belle arnaque (sauf peut-être en pleine saison). Ils vous font patienter un maximum de temps en vous faisant miroiter l’imminence d’un travail et pour s’assurer que vous ne partiez pas.

Ils finissent ensuite par tenir leur « promesse » en vous offrant un job, mais seulement pour quelques heures par jour et 2-3 jours par semaine. Cela vous permet tout juste de vous acheter à manger une fois que vous avez payé votre logement ainsi que le transport (souvent obligatoire et à prix prohibitif) assuré par l’auberge de jeunesse pour vous rendre au travail.

 « Alors qu’il existe des emplois à temps plein et payé 20$ /heure ! »

Nous concernant, nous étions équipés de notre propre logement (une camionnette aménagée) nous avons donc tout de suite banni cette idée.

Mais nous avons rencontré beaucoup de prisonniers de ce système, faute d’économies pour aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs, faute de trouver un travail par leurs propres moyens, et dans la nécessité d’en trouver un, ils se retrouvent à subsister, coincés dans ces hôtels qui ne les aident pas à s’enrichir…

                   Il existe aussi des agences pour l’emploi

Durant notre trip, nous nous sommes inscrits dans quelques agences, mais cela demande :

  • DU TEMPS avec les démarches administratives et des questionnaires
  • et DE RESTER SUR PLACE en attendant un appel de leur part

Nous conseillerons donc aux futurs voyageurs en WHV :

  • d’arriver en Australie avec des fonds suffisants, pour avoir le temps de trouver un travail
  • Et de ne pas attendre d’être proche de zéro pour retourner travailler,

Une réserve d’argent vous permettra d’être plus libre dans vos choix, n’étant pas obligé d’accepter n’importe quelle proposition…

Et enfin, qu’est-ce qui vous a permis de réussir à trouver du travail ?

Le fait d’être libre, toujours en mouvement, ne pas attendre que le travail tombe du ciel par le biais d’une hypothétique réponse d’une agence de travail a été notre FORCE. La chance ça se provoque, il ne faut pas attendre d’être servi sur un plateau et il faut rester optimiste, surtout ne pas perdre espoir malgré les nombreux refus.

C’est à ne pas négliger pour les futurs aventuriers en partance pour l’Australie.


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Retrouvez aussi les témoignages et les retours d’expériences sur les jobs de backpackers en Australie ? Consultez notre rubrique « Jobs Testeurs »

Et découvrez l’article des jobs insolites en Australie !


 

Un commentaire

  1. Cet article reflète vraiment la réalité !! Excellente vision de la situation, pour avoir fait une année là-bas, le marché du travail est horrible …
    Pour les futurs aventuriers évités Adélaïde et ses environs, de mon propre avis allez vers la côte Ouest qui est moins chargé, ou nous avons trouvé un travail bien rémunéré ( 20 $ / heure ) à surveiller l’arrosage automatique dans des champs d’oranges sur des quads 🙂 mais nous avons du traverser toute l’Australie en voiture ( Cairns – Perth ) et faire énormément de porte à porte
    Prenez confiance il y a du travail, comme le dit l’article, il faut s’accrocher et chercher 🙂
    Bon Voyage à tous ceux qui vont partir : Vous Allez prendre une Claque là-bas 🙂

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