Etre sage-femme pour poulain en Australie

Beautiful Female horse rider crossing river in a mountainous lan
C’est avec plaisir que j’accepte de te donner mes impressions sur ce job qui m’a permis de faire de mon WHV un véritable rêve éveillé.

Je suis arrivée à Sydney en juillet 2012 soit à peine un mois avant mon 31ème anniversaire…

L’Australie était un rêve pour moi et le visa WHV était vraiment la meilleure opportunité pour le réaliser. Apres deux semaines de wwoofing dans une ferme près de Cairns et un mois de road trip en van sur la côte Est (avec d’autres backpackers Français rencontrés via Gumtree)  j’ai trouvé ce job en or en répondant à une annonce sur le même site.

Pourquoi as-tu fait ce voyage ?

Etant monitrice d’équitation en France, j’avais vraiment envie d’avoir une expérience Australienne liée à ma passion des chevaux. Ce fut donc une vraie joie d’intégrer l’équipe d’un haras de plus 250 chevaux pur-sang!

Qu’est-ce que tu faisais exactement ?

Mon travail était de m’occuper du suivi de la reproduction des chevaux ; du poulinage jusqu’aux ventes aux enchères des poulains âgés de 1 an. J’étais aussi chargée de monter et dresser à l’obstacle des jeunes chevaux dont la carrière n’était pas destinée aux courses.

Je précise que mon niveau d’anglais était très moyen à mon arrivée et que c’est plutôt mon expérience dans le domaine équestre qui m’a permis de décrocher ce poste. 

Combien étais-tu payée ?

J’étais très bien payée: 500$ par semaine incluant logement dans une petite maison pour moi toute seule avec aucune facture d’eau et d’électricité à payer et j’avais aussi à ma disposition un véhicule de fonction!!!

Lorsque je suis arrivée début septembre c’était le printemps et donc la saison des poulinages.

J’avais seulement eu l’occasion d’assister une seule fois à la naissance d’un poulain en 30 ans en France et en 5 mois au haras j’ai assisté à 36 poulinages! On peut donc dire que je suis devenue une véritable sage-femme pour poulain!

Les plus et les moins de ce job ?

Je travaillais beaucoup (8h minimum/ jour + 3 nuits par semaine et j’avais un week-end sur 2 de conges) mais c’était un travail très intéressant, très émouvant et très gratifiant donc je ne comptais pas mes heures…je me souviens encore de chaque petit poulain qui s’est éveillé à la vie grâce à moi…ce n’était pas toujours facile et parfois très stressant car j’ai dû faire face à des poulinages compliqués ou le poulain serait peut-être mort sans mon aide.

Sinon, lors de mes temps libres j’adorais aller me balader à cheval ou en quad dans le bush ou je croisais à tous les coups des dizaines de kangourous et wallabies!!!

Je garde un souvenir impérissable de ces 5 mois d’aventure passés au haras que j’ai dû quitter pour continuer ma découverte de l’Australie (mes économies m’ont permis de réaliser un superbe road trip pendant 2 mois et de faire un très beau séjour en Thaïlande et Malaisie avant de rentrer en France). J’y ai rencontré des gens en or qui m’ont permis de découvrir « the real Aussie life » et que j’ai hâte d’accueillir en France car ils envisagent de venir me rendre visite prochainement! 🙂

Où tu as travaillé ?

Le haras était situé dans le Queensland à 2h de Brisbane donc un peu au milieu de nulle part mais je n’ai pas eu l’occasion de m’ennuyer car j’ai eu l’immense chance de tomber sur des patrons qui m’ont accueillie et traitée comme si j’étais leur propre fille. Je les accompagnais sur les hippodromes voir de prestigieuses courses de chevaux et également en week-end dans leur maison secondaire à Gold Coast où nous faisions du bateau et du jet ski. Mon patron m’a même emmenée voler à bord de son ULM!

A bientôt

Estelle

 

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